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mardi 21 février 2017
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AP, 28 février 2005

Informations internationales : Les pays les plus pauvres ne reçoivent que 20 % de l’aide humanitaire mondiale

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LONDRES (AP) - Les nations les plus pauvres de la planète reçoivent seulement un cinquième de l’aide mondiale, selon un rapport publié, lundi 28 février 2005, par des organisations humanitaires britanniques, qui demandent une réforme profonde des programmes internationaux de financement.


Le rapport d’Oxfam et d’ActionAid accuse les pays riches de ne pas tenir leur promesse de réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015. "Notre rapport est une triste histoire de désordre, d’hypocrisie, d’hésitations et de blocages", a estimé Patrick Watt, d’ActionAid. Les pauvres du monde entier sont placés involontairement dans le rôle de boucs-émissaires."

Le texte prétend aussi que seulement la moitié de l’argent des programmes d’aide est consacré aux dépenses de santé, d’éducation et pour les services de base. Près de 40 % de l’aide est liée directement à des biens surfacturés ou à des services du pays donateur, et environ 80 organisations officielles s’occupent de la distribution de l’aide, surchargeant la bureaucratie administrative, selon le rapport publié en amont de la conférence internationale sur le sujet qui se tient, lundi 28 février 2005, à Paris.

Les participants, qui comprennent des ministres du monde entier, doivent évaluer l’évolution des objectifs du Millénaire, fixés en 2OOO par l’ONU, qui visent notamment de réduire de moitié la pauvreté mondiale d’ici 2015. "Si les ministres à Paris ne font pas ce qui est nécessaire pour rendre l’aide plus efficace, les objectifs de l’ONU contre la pauvreté pourraient finir comme des pièces de musée", menace le dirigeant d’ActionAid.

Les organisations humanitaires soutiennent la création d’une nouvelle commission aux Nations Unies pour contrôler l’efficacité de l’aide et influencer les gouvernements pour réduire la paperasserie et donner en priorité aux pays les plus pauvres du monde, a expliqué Patrick Watt.

Associated Press

Commentaire

Les dirigeants des pays riches n’ont jamais eu la moindre intention d’éradiquer la pauvreté dans le monde. S’ils étaient sincères, ils commenceraient par éradiquer la pauvreté dans leur propre pays, au lieu de mener une politique néolibérale qui accroît délibérément l’injustice sociale.

Dans la logique néolibérale, il est indispensable que les pauvres demeurent pauvres, afin qu’on puisse les exploiter et réaliser un maximum de profit sur leur dos. La paupérisation de la population est à la fois une finalité économique -dans l’intérêt des multinationales et des spéculateurs internationaux- et un moyen d’oppression, afin que les pauvres soient contraints d’accepter n’importe quel emploi pour n’importe quel salaire. Les pauvres sont considérés, par leur propre gouvernement, comme des esclaves au service des riches.

Frank BRUNNER

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source