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dimanche 26 mars 2017
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AP, 16 mars 2005

France : Philippe de Villiers part en croisade pour le "non" à la Constitution européenne


PARIS (AP) - Le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, a donné, mercredi 16 mars, le coup d’envoi de sa campagne pour le "non" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, qu’il accuse de favoriser l’adhésion de la Turquie et de contenir en germe la directive Bolkestein.


"L’Europe est à la dérive (...). La France s’enfonce, par moments on dit même qu’elle coule. Vous avez des matelots qui désignent des icebergs -l’iceberg Turquie, l’iceberg Bolkestein, l’iceberg délocalisations- pendant que les grands appareils du "oui" sont tout occupés à faire leur partie de bridge sur le Titanic", a-t-il ironisé lors d’une conférence de presse. "Il s’agit de remettre l’Europe d’aplomb" et d’assurer "la survie de la France".

Faisant l’amalgame entre le traité européen, la Turquie et le projet de directive Bolkestein sur la libéralisation des services, l’eurodéputé souverainiste appelle donc les électeurs à dire "non" à l’Europe Erdogan (Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre turc, NDLR) qui nous dicterait sa loi, "non" à l’Europe Bolkestein qui menace de nous détruire, "non" à l’Europe Barroso (José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, NDLR) qui nous nargue et nous méprise".

Alors que Jacques Chirac a de nouveau réclamé, mardi 15 mars 2005, une "remise à plat" de ce projet de directive controversé, Philippe de Villiers a dénoncé un "double jeu" et une "imposture". "Il demande simplement une petite toilette de printemps pour aller jusqu’au 29 mai", a-t-il déploré. "Si vous n’(en) voulez pas, votez "non", ça ce serait du panache !", a-t-il lancé au chef de l’Etat. Récusant l’idée selon laquelle le "non" engendrerait le "chaos", il a assuré qu’il s’agissait d’un "vote utile" à "effet immédiat". Selon lui, un rejet du traité européen entraînerait ainsi "la suspension immédiate" des négociations avec Ankara, "l’enterrement de première classe de la directive Bolkestein" et l’ouverture de négociations sur un nouveau traité. Son slogan : "un "non" qui va tout changer".

Dans sa campagne tous azimuts, Philippe de Villiers va lancer, dès mercredi 16 mars 2005, un "tour de France du "non", où il fera près de 105 déplacements et tiendra meeting avec des souverainistes de l’UMP. Il va faire imprimer deux millions de tracts et 300000 affiches, lancer "un téléphone du "non" (0826.10.80.80) et un site internet (www.lespartisansdunon.com). A cet égard, il a dénoncé "l’inéquité" de la campagne, accusant "le chef du "oui", Jacques Chirac, et son directeur de campagne, François Hollande", de "tenter de paralyser le "non". Pour autant, "nous constatons que le "non" se porte plutôt bien", a-t-il ajouté.

Associated Press

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