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AFP, 20 mars 2005

Proche Orient : Relance du plan de paix des Arabes avec Israël


Manifestation de colons israéliens opposés au retrait de la bande de Gaza, près de Hebron, le 19 mars 2005

ALGER (AFP) - Les ministres des Affaires étrangères arabes ont clôturé, dimanche 20 mars au soir, leurs réunions entamées, samedi 19 mars 2005, à Alger, afin de préparer le sommet arabe, et ont adopté un projet de résolution jordanien sur la réactivation de l’offre de paix arabe à Israël.

Le Mur israélien à Bethlehem, le 20 mars 2005


Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a annoncé, lors d’une conférence de presse, qu’une résolution serait publiée par le sommet arabe concernant ce plan de paix. "Il y a eu une proposition pour réactiver le plan de paix arabe et non pour le remplacer et cette proposition a été retenue", a-t-il indiqué. "Si Israël exécute ses engagements, les pays arabes seront alors prêts à établir une paix globale et à normaliser leurs relations" avec l’Etat hébreu, selon M. Moussa. "Une déclaration en ce sens sera rendue publique", a-t-il encore dit.

Le Mur israélien à Bethlehem, le 20 mars 2005

Les ministres des Affaires étrangères s’étaient mis d’accord sur un projet remanié de la proposition jordanienne. Selon le document final obtenu par l’AFP, le texte jordanien qui a été retenu appelle à soutenir le plan de paix arabe adopté par le sommet de Beyrouth, en 2002, et demande à Israël un retrait total des territoires arabes occupés, conformément "au droit international, au principe de la terre contre la paix, à la conférence de Madrid". En échange de quoi les "pays arabes pourraient, a fortiori, considérer que le conflit israélo-arabe a pris fin et développer des relations normales avec Israël dans le cadre de la paix globale", selon ce texte.

Manifestation contre le Mur israélien, à Bil’n, le 20 mars 2005

A la demande de certains membres de la Ligue, ont été ajoutées les exigences de voir Israël se retirer "des territoires arabes occupés, y compris le Golan syrien jusqu’à la ligne du 4 juin 1967, ainsi que des territoires encore occupés dans le sud du Liban, l’acceptation d’un Etat palestinien indépendant et souverain en Cisjordanie et Gaza avec pour capitale Jérusalem-est, une solution juste au problème des réfugiés palestiniens conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU, la garantie du refus de toute forme d’implantation de Palestiniens" dans les pays arabes.

Manifestation contre le Mur israélien, à Bil’n, le 20 mars 2005

Pour le ministre des Affaires étrangères jordanien, Hani Moulki, la Jordanie a réussi à faire réactiver ce plan de paix, présenté à l’origine par l’Arabie saoudite et adopté lors du sommet de Beyrouth en 2002. "Notre objectif a été d’attirer l’attention sur le plan de paix arabe, de le réactiver et c’est ce que nous avons réussi à faire", a indiqué le ministre à l’AFP, ajoutant que la proposition jordanienne "se voulait simple dans ses termes et sans ambiguïté". M. Moulki, dont le pays a signé la paix avec Israël en 1994, a totalement nié que la Jordanie propose une normalisation des relations de l’ensemble des pays arabes avec Israël avant la fin de l’occupation des territoires conquis en 1967. "La résolution est claire : la terre contre la paix, donc la normalisation après la récupération des territoires arabes occupés", a indiqué le ministre. La proposition de Beyrouth, en 2002, avait été rejetée par Israël.

Manifestation contre le Mur israélien, à Bil’n, le 20 mars 2005

Malgré l’intense activité diplomatique déployée par Amman, le roi Abdallah 2 ne participera pas au sommet en raison d’engagements pris auprès d’investisseurs aux Etats-Unis, selon M. Moulki. Le président libanais Emile Lahoud, aux prises avec une grave crise politique depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, le 14 février, a annoncé, samedi 19 mars, qu’il ne serait pas non plus du sommet. Parmi les autres absents de marque, il faut aussi compter le président émirati, cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, selon l’agence officielle Wam, qui n’a pas donné d’explications à cette défection. La participation du président syrien Bachar Al-Assad n’était toujours pas confirmée dimanche 20 mars 2005 au soir.

Des soldats israéliens, à Bil’n, le 20 mars 2005

Le dossier syro-libanais et la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU demandant à la Syrie de quitter le Liban, n’ont pas été évoqués lors des réunions ministérielles. "La question est dépassée du fait même" que la Syrie a annoncé son intention de se retirer du Liban, selon un délégué arabe.

Agence France Presse

Un soldat israélien tire une grenade lacrymogène, à Bil’n, le 20 mars 2005

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