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lundi 24 avril 2017
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13 février 2004

Haïti : le Comité international de la croix-rouge (CICR) appelle au respect du droit international humanitaire


Le siège du Comité international de la croix-rouge, à Genève

Genève/Port-au-Prince (CICR) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est préoccupé par les conséquences, sur le plan humanitaire, de la situation qui règne en Haïti du fait de l’escalade récente de la violence.

Conformément à son mandat, le CICR rappelle à ceux qui prennent part aux hostilités leur obligation de respecter le droit international humanitaire.


En particulier, ils doivent en tout temps faire la distinction entre la population civile et ceux qui participent directement aux affrontements. Les attaques dirigées contre la population civile en tant que telle ou contre les personnes civiles sont interdites.

Des résistants anti-Aristide aux Gonaives, le 13 février 2004

Les personnes qui ne participent pas directement aux affrontements - notamment, celles qui se rendent ou qui sont hors de combat parce qu’elles ont été blessées, sont malades ou ont été capturées, ou pour toute autre raison - ne peuvent pas être attaquées et doivent être traitées avec humanité. Leur vie doit être épargnée en toutes circonstances.

Les hôpitaux de Port-au-Prince et d’autres villes accueillent des blessés qui ont d’urgence besoin de soins. Toutefois, de nombreux établissements médicaux ne fonctionnent pas, car le personnel craint pour sa sécurité. Étant donné la situation, les organisations humanitaires comme le CICR ne sont pas en mesure de fournir les secours médicaux dont les hôpitaux ont désespérément besoin.

Réunion d’information organisée par la Croix-rouge haïtienne

Le CICR est tout particulièrement préoccupé par les incursions de personnes armées dans les établissements médicaux. Celles-ci constituent une menace grandissante pour le personnel médical comme pour les patients. Nombre de victimes de la violence et d’autres personnes ayant besoin de soins ne sont pas traitées parce que, craignant pour leur sécurité, elles hésitent à aller à l’hôpital. Le CICR appelle tous ceux qui participent aux violences à faciliter l’action des organisations humanitaires impartiales, notamment en leur accordant l’accès aux victimes. La sécurité et la liberté de circulation de l’ensemble du personnel médical et des collaborateurs de la Croix-Rouge qui tentent de porter secours à la population civile, aux malades, aux blessés, et aux personnes hors de combat doivent être garanties.

Les Gonaives, 28 novembre 2002. Un officier de police braque son fusil à pompe sur deux hommes qui veulent entrer dans l’hôpital pendant des manifestations anti-Aristide

Le CICR compte actuellement en Haïti 17 collaborateurs (recrutés localement et expatriés) qui travaillent en collaboration étroite avec la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne pour venir en aide aux victimes. Le CICR a des contacts avec ceux qui prennent part aux hostilités et agit en sa qualité d’organisation impartiale, neutre et indépendante dont le but est de protéger la vie et la dignité des victimes de la guerre et d’autres situations de violence.

Informations complémentaires :

Felipe Donoso, CICR Haïti, tél. : + 509 256 78 24

Adolfo Beteta, CICR Mexico, tél. : + 5255 52 55 43 55

Eros Bosisio, CICR Genève, tél. : ++ 41 22 730 21 01

Comité international de la croix-rouge

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