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lundi 27 mars 2017
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AP, 29 mars 2005

Irak : Le parlement de Bagdad suspend sa deuxième séance sans avoir réussi à se choisir un président


BAGDAD (AP) - L’Assemblée nationale irakienne s’est séparée, mardi 29 mars, sans réussir à se choisir un président, ajournant ses travaux jusqu’à dimanche 3 avril 2005, après une séance, la deuxième de son histoire, marquée par le chaos et la division : les députés se sont querellés dès l’ouverture, plusieurs personnalités ont claqué la porte, la séance publique a été rapidement suspendue, les débats se poursuivant quelque temps à huis clos.


Déjà, la séance avait déjà commencé avec trois heures de retard, en raison de tractations de dernière minute sur le poste de président du parlement, que les chiites et Kurdes veulent confier à un sunnite, geste dont Bagdad espère qu’il pourrait apaiser la résistance sunnite. Peu après le début de la séance, Iyad Allaoui a rapidement claqué la porte, suivi par Ghazi Al-Yaouar. "Qu’allons-nous dire aux citoyens qui ont sacrifié leur vies et sont venus voter le 30 janvier ?", a déploré Hussein Al-Sadr. "Nous exigeons de connaître les détails de ce qui se passe en coulisse !", a hurlé une femme avant que la retransmission des débats en direct à la télévision ne s’interrompe.

Le religieux chiite Hussein Al-Sadr, membre de la coalition dirigée par Iyad Allaoui, Premier ministre intérimaire, a expliqué que la réunion reprendrait dimanche 3 avril 2005, afin de donner aux députés sunnites plus de temps pour se mettre d’accord sur un candidat. "Nous avons vu que les choses étaient très confuses aujourd’hui, alors nous leur avons laissé une dernière chance. Nous attendons de nos frères arabes sunnites qu’ils désignent leur candidat. Sinon, nous voterons dimanche", a-t-il déclaré.

Les tractations pour la constitution d’un nouveau gouvernement bloquent en effet actuellement sur la manière d’y inclure la minorité sunnite, aux commandes sous le régime de Saddam Hussein. Chiites et Kurdes, vainqueurs du scrutin du 30 janvier 2005, voulaient convaincre le président intérimaire sunnite Ghazi Al-Yaouar d’accepter la présidence de l’Assemblée, mais il a refusé une nouvelle fois, réclamant l’une des deux vice-présidences. "Nous nous sommes excusés pour des raisons pratiques", a déclaré Ghazi Al-Yaouar. "Vu le petit nombre d’Arabes sunnites dans l’Assemblée, ce poste ne nous mettrait pas en position d’équilibre". Du coup, l’Alliance unifiée irakienne (majoritairement chiite) envisageait de désigner un sunnite élu sur sa liste, Cheikh Faouaz Al-Jarba. Ce qui a poussé certains sunnites à accuser l’Alliance de chercher à imposer ses propres membres.

Par ailleurs, la violence se poursuivait en Irak : plusieurs explosions non identifiées ont retenti dans Bagdad, tandis qu’un attentat à la voiture piégée faisait un mort et plus d’une dizaine de blessés à Kirkouk.

Associated Press

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