retour article original

dimanche 28 mai 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Côte d’Ivoire (2ème partie) : Du 10 janvier 2005 au 28 décembre (...)
AFP, 6 avril 2005

Côte d’Ivoire : Les protagonistes s’engagent à cesser les hostilités


PRETORIA (AFP) - Les parties en conflit en Côte d’Ivoire se sont engagées à "la cessation immédiate et définitive de toutes les hostilités" et à démanteler "immédiatemment" les milices dans tout le pays, selon les termes d’un accord rendu public, mercredi 6 avril 2005, après quatre jours de pourparlers, à Pretoria.


"Les parties ivoiriennes signataires de l’accord de Pretoria déclarent la cessation immédiate et définitive de toutes les hostilités et la fin de la guerre dans toute la Côte d’Ivoire. A cet effet, elles rejettent sans équivoque l’usage de la force comme moyen de résolution des divergences", indique cet accord de six pages en 18 points. Les parties signataires "se sont accordées pour procéder immédiatemment au désarmement et au démantèlement des milices sur l’ensemble du territoire national", indique l’accord.

La Côte d’Ivoire est divisée en deux depuis la tentative de coup d’Etat de septembre 2002 contre le président Laurent Gbagbo. la partie nord est depuis tenue par les Forces Nouvelles (FN, ex-rébellion).

Il a été convenu que "les chefs d’état-major des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN, rébellion) se rencontrent immédiatemment en vue de s’assurer de la mise en oeuvre du Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR)". La rencontre aura lieu, le 14 avril 2005, à Bouaké, le fief de la rébellion, au centre de la Côte d’Ivoire), précise l’accord.

Concernant l’un des points clé de la crise, les critères d’éligibilité des candidats à l’élection présidentielle, le texte souligne que le président sud-africain, Thabo Mbeki, se prononcera, "d’ici une semaine", après avoir "consulté le président de l’Union africaine (UA) et le secrétaire général de l’ONU". C’est précisément pour "nationalité douteuse" que l’ancien premier ministre, Alassane Ouattara, chef du Rassemblement des Républicains (RDR) et bête noire du régime, avait été écarté de la course à la présidence, en octobre 2000, un scrutin remporté par Laurent Gbagbo.

"Nous avons un accord sur le processus de paix en Côte d’Ivoire !", s’est réjoui Thabo Mbeki, médiateur de l’Union africaine (UA) dans la crise ivoirienne depuis novembre 2004, en présentant ce texte. Les pourparlers de Pretoria, convoqués par Thabo Mbeki avaient débuté dimanche 3 avril et se sont achevés mercredi 6 avril 2005 en début d’après-midi. Autour de M. Mbeki, ils ont réuni le président Gbagbo, Seydou Diarra, Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, Alassane Ouattara, Henri Konan-Bédié, ex-président de la République et leader du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et Guillaume Soro, le dirigeant des FN.

Agence France Presse

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source