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dimanche 23 juillet 2017
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AP, 12 avril 2005

France : Deux anciens collaborateurs du général de Gaulle dénoncent l’imposture des partisans de la Constitution européenne


PARIS (AP) - Charles de Gaulle aurait-il dit "oui" ou "non" à la Constitution européenne ? Deux anciens collaborateurs du général, Pierre Lefranc et Pierre Maillard, ont dénoncé, mardi 12 avril, "l’imposture" des membres de l’UMP qui appellent à voter "oui" au référendum du 29 mai 2005 au nom du gaullisme.


"Pour parler au nom du gaullisme, il faut avoir certaines références, avoir un passé de fidélité, d’action et avoir bénéficié de la confiance du général", a expliqué M. Lefranc, résistant dès 1940 et ancien chef de cabinet du général de Gaulle. "Nous sommes beaucoup mieux placés pour parler au nom du général de Gaulle que ces chiraquiens qui n’ont aucun passé ni de fidélité, ni de militantisme", a-t-il ajouté. Pierre Lefranc a réfuté l’argument selon lequel la France serait isolée en Europe si le "non" l’emporte. "L’isolement n’a jamais tué personne", a-t-il dit, en prenant l’exemple de la politique de la chaise vide pratiquée par le général de Gaulle en 1965.

Pierre Lefranc s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée par Nicolas Dupont-Aignan, chef de file des souverainistes de l’UMP et partisan du "non". L’objectif était de contrer la pétition pour un "oui gaulliste" lancée par le député UMP Patrick Ollier, qui a recueilli plus de 150 signatures de parlementaires. L’ancien chef de cabinet du fondateur de la 5ème République a estimé que le traité constitutionnel européen "porte un coup fatal à notre pays, qui n’existera plus".

La Constitution "vise à instaurer un super-Etat" et "détruire les nations existantes", a estimé de son côté Pierre Maillard. L’ancien conseiller diplomatique du général de Gaulle à l’Elysée a affirmé que ce dernier n’avait "jamais pensé une seconde qu’on pourrait inclure la Turquie" dans l’Europe lorsqu’il avait signé en 1963 l’accord d’association avec Ankara.

Ces deux gaullistes historiques ont estimé que Jacques Chirac devrait se poser la question d’une démission en cas de victoire du "non", comme de Gaulle en 1969. "Je me demande s’il ne devrait pas se retirer", a déclaré M. Lefranc. "Si le peuple français lui répond "non", on peut imaginer qu’il aura des problèmes de conscience."

Associated Press

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