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samedi 24 juin 2017
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Reuters, 15 avril 2005

Côte d’Ivoire : Les rebelles reviennent au gouvernement


ABIDJAN (Reuters) - Les rebelles des Forces nouvelles en Côte d’Ivoire ont effectué leur retour au sein du gouvernement de Seydou Diarra, conformément à l’accord de paix de Pretoria.

Les rebelles avaient quitté le gouvernement de réconciliation nationale en mars 2004.


La crise a éclaté, en septembre 2002, avec une tentative ratée de coup d’Etat. Les rebelles tiennent le nord du pays et les forces loyalistes contrôlent le Sud. Le cabinet de Seydou Diarra s’est réuni, à Abidjan, la capitale économique du pays, au lendemain de la première rencontre entre chefs militaires des deux camps depuis novembre 2004, lorsqu’une offensive des forces gouvernementales avait brisé la trêve difficilement respectée pendant 18 mois.

Aux termes de l’accord de Pretoria, signé le 6 avril, sur une "cessation immédiate et définitive des hostilités", les rebelles des Forces nouvelles se sont engagés à désarmer et la réunion de jeudi 14 avril avait notamment pour but de progresser sur ce point. L’accord de Pretoria laissait en revanche le soin au président sud-africain, Thabo Mbeki, médiateur de l’Union africaine, de prendre une décision sur les conditions d’éligibilité à la présidence, au coeur de la crise ivoirienne. Aucune des deux parties n’a pour l’instant officiellement réagi à la décision de Thabo Mbeki de n’exclure personne de la prochaine présidentielle prévue en octobre. "Nous pensons que cela sera accepté par toutes les parties", a cependant affirmé, vendredi 15 avril 2005, Aziz Pahad, vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères.

Campagne d’explication de Laurent Gbagbo

Le président Laurent Gbagbo est censé utiliser ses pouvoirs spéciaux pour modifier la Constitution et ainsi permettre à l’opposant Alassane Ouattara, exclu de la précédente présidentielle de 2000 pour "ivoirité douteuse", de concourir en octobre 2005, comme l’exigent les rebelles.

Laurent Gbagbo doit commencer, lundi 18 avril, à expliquer l’accord de Pretoria à ses jeunes partisans, aux administrations, aux chefs tribaux et aux forces de sécurité. Cette campagne d’explication de deux semaines est censée prendre fin le 3 mai 2005, veille de l’expiration de l’actuel mandat de la force de paix de l’ONU.

Le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères a précisé, vendredi 15 avril, à Reuters, que son pays allait demander, le 26 avril 2005, au Conseil de sécurité de l’ONU, de proroger le mandat de l’Onuci jusqu’à une date postérieure à l’élection présidentielle. "Nous allons leur demander de rester tant que la situation l’exigera, au moins jusqu’à une date postérieure à la présidentielle et jusqu’à ce que la situation soit ensuite normalisée", a souligné Aziz Pahad.

Reuters

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