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mardi 27 juin 2017
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Reuters, 18 avril 2005

Proche Orient : Shimon Peres veut l’aide financière de Paris et Bruxelles pour l’après-Gaza


Vue de la colonie israélienne d’Elkana. Les autorités projettent d’y construire 50 habitations

PARIS (Reuters) - Le vice-Premier ministre israélien, Shimon Peres, demande l’aide financière de la France et de l’Union européenne, pour gérer les suites du retrait israélien de la bande de Gaza.

Shimon Peres en compagnie de Jacques Chirac


Jacques Chirac a reçu l’ancien Premier ministre travailliste à l’Elysée, pour un entretien qui a essentiellement porté sur les implications économiques de l’évacuation de Gaza. "Le vice-Premier ministre a présenté le projet de fonds social pour financer les familles en difficulté en Palestine et a demandé la soutien de la France pour son financement", a déclaré le porte-parole de Jacques Chirac, Jérôme Bonnafont. "Jacques Chirac a considéré que l’évacuation de Gaza allait constituer un tournant dans la région et qu’il était important d’accomplir des gestes concrets pour démontrer que cette nouvelle situation allait améliorer les conditions de vie des Palestiniens", a indiqué Jérôme Bonnafont.

Un soldat israélien contrôle le sac d’une Palestinienne au point de passage de Hebron, le 18 avril 2005

Ce fonds représenterait 120 millions de dollars pour les quelque 1,5 million d’habitants de Gaza. L’Etat hébreu souhaite solliciter l’aide de l’Union européenne à hauteur de 60 millions de dollars. Le président français, qui a appuie cette initiative, a déclaré à Shimon Peres qu’il plaiderait en sa faveur au Conseil européen "pour un engagement généreux de l’Europe". Jacques Chirac a estimé que l’Europe devait appuyer "les initiatives ou les projets d’investissement permettant de développer une économie forte dans la région".

Un soldat israélien, blessé par les tirs d’un Palestinien, arrive à l’hôpital Soroka, à Beersheba, le 18 avril 2005

"Créer un espoir économique immédiat"

Shimon Peres a également présenté, au cours de cet entretien, "sa vision de l’avenir économique de la région et des initiatives qu’il fallait prendre pour qu’Israël, la Jordanie et la Palestine construisent des capacités économiques modernes", a-t-il ajouté. Pour Shimon Peres, qui s’est exprimé en français devant des journalistes à l’issue de son entretien, "il ne faut pas attendre une solution politique" au conflit israélo-palestinien mais "créer un espoir économique et social immédiat".

Une partie de foot-ball entre jeunes israéliens et palestiniens, à Herzliya, le 18 avril 2005

Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, envisagerait la possibilité de différer de trois semaines le début du retrait de la bande de Gaza, initialement envisagé pour le 20 juillet, afin de tenir compte du calendrier religieux juif, a-t-on appris, lundi 18 avril 2005, dans les milieux autorisés à Jérusalem.

Ariel Sharon

Yonatan Bassi, responsable de la coordination de cette évacuation, a proposé de la différer -de trois semaines- à la mi-août, de crainte qu’ignorer la tradition juive ne renforce l’opposition des colons à leur rapatriement. L’échéance du 20 juillet tombe durant la traditionnelle période de deuil juif commémorant la destruction des temples de Jérusalem. Bassi suggère que le début du retrait intervienne le 15 août 2005, après le jeûne couronnant cette période de deuil.

Reuters

Une chèvre se fait tondre dans la colonie israélienne de Gush Katif, le 18 avril 2005

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