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Reuters, 8 mai 2005

Côte d’Ivoire : Pas de calendrier pour le désarmement


YAMOUSSOUKRO (Reuters) - Les représentants de l’armée ivoirienne et des forces rebelles réunis, depuis mardi 3 mai, à Yamoussoukro, pour fixer la date du début du désarmement des milices, dont le principe a été accepté dans le cadre de l’accord de paix conclu, en avril, en Afrique du Sud, se sont séparés, samedi 7 mai 2005, sans résultat.

Les délégations devaient se pencher sur une proposition de la Commission nationale de désarmement prévoyant l’étalement du processus entre le 14 mai et le 31 juillet 2005.


Minimisant l’absence de résultat, Alain Richard Donwahi, qui préside la Commission, a assuré que les pourparlers menés depuis cinq jours avaient été positifs, ajoutant qu’un calendrier serait soumis, vendredi 13 mai 2005, aux chefs militaires des deux camps. "Je peux vous dire que 90% du travail a été fait. Le chronogramme sera présenté vendredi prochain aux chefs d’états-majors qui vont le valider. Pour moi, ce séminaire est entièrement positif", a-t-il souligné.

Le colonel Philippe Mangou, chef d’état-major de l’armée ivoirienne, avait auparavant réclamé qu’une date soit formellement fixée avant la clôture des débats, tandis que Chérif Ousmane, représentant de l’aile militaire des Forces nouvelles, avait souhaité davantage de préparatifs sur le terrain. "Pour nous, c’est une déception, parce que nous sommes venus ici pour obtenir une date et que nous n’en avons pas", a déploré un officier ivoirien ayant pris par aux discussions.

"On ne se fera pas hara-kiri"

Sidiki Konaté, porte-parole des Forces nouvelles, a quant à lui menacé de mettre un terme aux discussions au cas où le président Laurent Gbagbo manquerait aux engagements pris en Afrique du Sud. "On ne se fera pas hara-kiri pour faire plaisir à qui que ce soit. On se réserve le droit de mettre à mal le processus lorsqu’ un pilier de l’accord de Pretoria fera défaut par la faute de Laurent Gbagbo. S’il sait dribler, nous savons poser des tacles et nous savons déborder aussi", a-t-il affirmé.

Outre le désarmement des milices, l’accord conclu, début avril, sous l’égide du président sud-africain, Thabo Mbeki, prévoit l’organisation d’un scrutin présidentiel dont la date a été fixée au 30 octobre 2005. Le chef de l’Etat a par ailleurs fait savoir qu’il userait de ses pouvoirs spéciaux pour autoriser Alassane Ouattara, chef de file de l’opposition, à briguer la magistrature suprême. Cette mesure était l’une des principales revendications des Forces nouvelles, qui se sont emparées de la moitié nord du pays après le coup d’Etat manqué de septembre 2002.

Reuters

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