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mercredi 22 février 2017
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AFP, 18 mai 2005

France : Des syndicats dénoncent des cas de censure à Radio France Internationale


Les syndicats CFDT, SNJ et CGT et la Société des Journalistes (SDJ) de Radio France Internationale (RFI), la radio publique destinée à l’étranger, ont dénoncé, mercredi 18 mai 2005, dans des communiqués, des cas de "censure" dans les informations diffusées par cette radio.


Selon la CFDT, la nouvelle direction de Radio France Internationale est "aux ordres du Quai d’Orsay". Elle souligne notamment que Philippe Couve, chef du service Internet de Radio France Internationale, a dû démissionner de ses fonctions à la suite du retrait, imposé par la direction, d’un papier sur l’affaire Borrel, un juge français dont le suicide, à Djibouti, est l’objet d’une controverse. De leur côté, le syndicat national des journalistes SNJ et les journalistes de la CGT se demandent, dans un communiqué commun, si l’affaire Borrel est "interdite d’antenne à RFI". Ces deux syndicats estiment que "les affaires africaines empêchent toujours la rédaction de prouver son indépendance".Enfin la SDJ souligne que le reportage sur l’affaire Borrel a été "déprogrammé" le 30 mars, puis "reprogrammé" le 27 avril 2005, pour être finalement "censuré" sur le site de Radio France Internationale. Selon la SDJ, "il s’agit d’un cas avéré de censure". La société demande "des explications et la remise en ligne du papier".

La CFDT, estimant que l’indépendance rédactionnelle de l’antenne est "une fois de plus menacée", note, d’autre part, que la direction de la rédaction a retiré, le 13 mai 2005, à la mi-journée, un éditorial consacré à la lutte d’une élue néerlandaise d’origine somalienne pour les droits des femmes.

L’intersyndicale de Radio France Internationale (CFDT, CGT, SNJ, FO) a appelé à une assemblée générale du personnel, jeudi 19 mai 2005, à 13h00, à la maison de la Radio, à Paris.

Pour sa part, la direction de Radio France Internationale, interrogée par l’AFP, a indiqué qu’elle ne pouvait pas faire de commentaire sur "une question qui relève du fonctionnement interne de la rédaction".

Agence France Presse

L’assassinat du juge Bernard Borrel à Djibouti

Les conclusions d’une expertise médico-légale présentées au début du mois de novembre 2003 à Mme la juge Sophie Clément, chargée de l’affaire sont sans équivoque possible. Les faits sont là, disséqués point par point par les experts médico-légaux qui ont pu vraisemblablement s’étonner que leurs collègues chargés précédemment du dossier n’aient pas poussé leurs investigations au point de mettre en évidence un certain nombre de points sur le corps du magistrat qui ne sont pas caractéristiques d’une personne qui se serait immolée mais plutôt d’un corps immobile, couché, sur lequel le combustible aurait été versé.

Lors de l’autopsie du corps de Bernard Borrel exhumé pour l’occasion, les médecins ont mis en valeur des signes qui laissent à penser à une "mort violente due à une cause extérieure". Un traumatisme crânien et une fracture de l’avant-bras gauche furent observés alors que nul n’en faisait mention lors des précédentes expertises. L’important étant aussi le fait incontestable que les experts ont constaté une alternance de zones brûlées et non brûlées sur le corps de la victime. Ces traces rendent très peu probable une mort par immolation comme cela avait été évoqué durant des années, mais elles suggèrent plutôt que des liquides inflammables d’origine différente ont été versés sur "un corps immobile, en position couchée, de manière aléatoire". Bernard Borrel aurait donc vraisemblablement été tué par fracture du crâne alors qu’il tentait par réflexe de se protéger en levant le bras gauche pour parer le coup ; son corps étant ensuite brûlé pour maquiller le meurtre en suicide par immolation. L’espertise démontrera l’utilisation de deux carburants d’origine différente. Sur place les enquêteurs ne découvriront qu’un seul bidon.

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