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mardi 23 mai 2017
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AFP, 24 mai 2005

Côte d’Ivoire : Démantèlement des milices progouvernementales


ABIDJAN (AFP) - Le démantèlement des milices pro-gouvernementales ivoiriennes, prévu par l’accord de paix de Pretoria du 6 avril, débutera, mardi 24 mai, à Guiglo, a annoncé, lundi 23 mai 2005, à Abidjan, l’état-major de l’armée ivoirienne.


Dans l’ouest ivoirien, région frontalière du Liberia, sévissent des milices ethnico-tribales, depuis le coup d’Etat raté de septembre 2002 contre le régime du président Laurent Gbagbo. La rébellion des Forces nouvelles (FN) contrôle depuis le nord du pays. Quelque 6000 Casques bleus des Nations Unies, appuyés par 4000 soldats du contingent français de l’opération Licorne, assurent le maintien du cessez-le-feu entre les belligérants. Le Front de libération du grand ouest (FLGO), la plus importante de ces milices, dirigée par Denis Glofiei Maho, adjoint au maire de Guiglo et président des chefs de canton wê (ethnie locale), compterait quelque 7000 miliciens dans le triangle Guiglo-Duékoué-Toulépleu. Le nombre d’enrôlés dans ces milices, qualifiées parfois de groupes d’autodéfense par les autorités, est difficile à déterminer et leur décompte n’a pas encore été établi exactement, selon des sources militaires ivoiriennes. Le 2 mars 2005, un Mouvement ivoirien de libération de l’ouest de la Côte d’Ivoire (Miloci), jusqu’alors inconnu, avait revendiqué l’attaque d’une position, située un peu plus au nord, des FN à Logoualé, entraînant l’intervention des Casques bleus et du contingent Licorne pour arrêter les combats.

"L’opération de démobilisation des mouvements patriotiques" se fera en présence du chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le colonel-major Philippe Mangou, dans le secteur loyaliste, selon le service de presse de l’armée (Bipa). L’accord de Pretoria, signé par les parties ivoiriennes après une médiation du président sud-africain Thabo Mbeki, est censé redynamiser l’accord de paix de Marcoussis signé en France en janvier 2003. Il prévoit que les protagonistes de la crise ivoirienne "se sont accordés pour procéder immédiatement au désarmement et au démantèlement des milices".

Comme le stipulait l’accord de Pretoria, l’armée et la rébellion ivoirienne ont aussi signé, le 14 mai, un accord global fixant les modalités pratiques du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui prévoit les premiers désarmements de combattants de leurs rangs à partir du 27 juin. Le désarmement de ces combattants "réguliers" doit s’achever le 10 août. Il devrait aboutir à la démobilisation de 42500 hommes de la rébellion et de 5500 chez les loyalistes, en vue de la création d’une armée "refondée et restaurée" dont la mise en place se fera à partir du 26 septembre 2005.

Soutenu et financé en partie par la communauté internationale, un programme national de démobilisation et de réinsertion, qui inclut le démantèlement des milices, a été élaboré par la Commission nationale de désarmement (CNDDR), institution gouvernementale sous l’autorité du Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale, Seydou Diarra. Il doit être achevé au plus tard pour l’élection présidentielle prévue le 30 octobre 2005, selon une source militaire ivoirienne.

Agence France Presse

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