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jeudi 30 mars 2017
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AFP, 31 mai 2005

Proche Orient : Israël peut se défendre même si le Golan est restitué à la Syrie contre un accord de paix


Vue des hauteurs du Golan

Le chef d’Etat major sortant de l’armée israélienne, Moshé Yaalon, a affirmé, dans une interview publiée mardi 31 mai 2005, que son pays serait en mesure de se défendre à sa frontière nord même si le plateau du Golan était restitué à la Syrie dans le cadre d’un accord de paix.

Le Golan (au premier plan) en vue de la frontière jordanienne


Dans une rare interview à un journal arabe, accordée au quotidien panarabe Asharq Al-Awsat, le général Yaalon, qui quitte ses fonctions mercredi 1er juin 2005, a en outre critiqué le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas, lui reprochant de ne pas faire assez pour mettre au pas les groupes armés responsables d’attentats anti-israéliens.

Mahmoud Abbas

A la question de savoir s’il croyait toujours qu’Israël serait en mesure de se défendre à sa frontière nord si le Golan était restitué à la Syrie dans le cadre d’un accord de paix, le général Yaalon a répondu : "Oui, c’est exact". "Mais j’insiste sur le mot "paix" et sur la nécessité de voir une direction syrienne sérieuse dans le processus de paix", a-t-il ajouté.

Un champ de mines sur le Golan

Le général Yaalon avait créé la surprise, en août 2004, en envisageant un retrait du plateau du Golan par Israël, une position qui ne reflète pas celle du gouvernement. Il avait alors estimé, dans une interview publiée par le journal israélien Yediot Aharonot, qu’Israël pouvait renoncer d’un point de vue militaire au plateau du Golan conquis sur la Syrie, contre un accord de paix. "Du point de vue des nécessités militaires, on peut parvenir à un accord avec la Syrie en renonçant au Golan", avait-il dit. C’était la première fois qu’un officier d’un tel rang semblait accepter un retrait de tout le Golan, exigé par Damas pour tout accord de paix avec Israël.

Moshe Yaalon

Concernant M. Abbas, le général Yaalon a estimé que le président de l’Autorité palestinienne n’avait pas fait preuve d’assez de fermeté contre les groupes extrémistes, depuis son élection, en janvier 2005. "Nous constatons qu’il hésite beaucoup, qu’il n’est pas ferme et nous ne voyons pas de progrès sérieux", a-t-il dit. "Des groupes terroristes comme le Hamas et d’autres profitent de cette situation pour se renforcer. Le Hamas continue de construire des roquettes (artisanales) Qassam et de faire du trafic d’armes depuis le Sinaï vers Gaza et la Cisjordanie", a affirmé le général Yaalon. Selon lui, l’Autorité palestinienne, pour montrer son sérieux, aurait dû arrêter le principal chef du Jihad islamique dans la bande de Gaza, Mohamad Al-Hindi, après l’attentat meurtrier de Tel-Aviv, le 25 février 2005, revendiqué par ce mouvement islamiste. "Si l’Autorité palestinienne était sérieuse, elle aurait arrêté Mohamad Al-Hindi qui est basé à Gaza. C’est ainsi qu’elle peut démontrer sa fermeté", a-t-il dit.

Agence France Presse

Mohammed Al-Hindi

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