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lundi 20 février 2017
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AP, 19 juin 2005

France : Jacques Chirac n’a "pas respecté le mandat des Français", selon Jean-Luc Mélenchon


PARIS (AP) - Le socialiste Jean-Luc Mélenchon, l’un des ténors du "non" au référendum sur la Constitution européenne, a estimé, dimanche 19 juin 2005, que le président, Jacques Chirac, dont le rôle est "intégralement pitoyable", aurait dû "retirer la signature de la France" du traité constitutionnel européen, lors du sommet européen de Bruxelles, et qu’en ce sens il n’avait "pas respecté le mandat des Français".


Invité du "Grand Jury" RTL-Le Monde-LCI, le sénateur PS de l’Essonne estime qu’un tel retrait français "aurait immédiatement bloqué tout le processus" de ratification d’un texte désormais caduc.

M. Mélenchon juge par ailleurs que, sur le plan intérieur, "la Constitution s’est invitée dans la présidentielle" : "A gauche, on ne peut pas mettre en place un candidat à la présidentielle de 2007 qui ait pris position pour le "oui". Interrogé sur le fait de savoir si les partisans du "non" devaient en conséquence prendre le pouvoir au sein du PS, M. Mélenchon répond : "C’est exactement cela qu’il faut faire". Quant à la candidature éventuelle de Laurent Fabius, il croit que "ce n’est pas lui le plus mal placé", d’autant que nombre de Français "ne mettront jamais un bulletin de vote pour un socialiste ayant appelé à voter "oui". Quant au risque d’éclatement du PS, M. Mélenchon assure qu’il ne fera rien "qui poussera le PS à la scission. Ce risque ne peut pas être un argument permanent". Interrogé sur une possible réconciliation au sein de son parti, M. Mélenchon entend être "le trait d’union avec toute la gauche et à l’intérieur du PS".

Interrogé sur le fait de savoir si la victoire du "non" n’a pas donné toute latitude aux libéraux, particulièrement aux Britanniques, le sénateur PS répond par la négative : "Nous n’avons pas une Europe plus libérale. Nous avons l’Europe libérale habituelle, avec un chef, M. Tony Blair".

Estimant que "la question de la place de la Grande-Bretagne dans l’Europe a été posée" et que "les Anglais ne jouent pas le jeu", Jean-Luc Mélenchon croit que "la France et l’Allemagne sont le coeur battant de l’Europe" : "Nous allons peut-être pouvoir nous entendre mieux avec les Allemands pour faire des bonds en avant" car "qu’ils soient de droite ou de gauche, les Allemands sont nos frères parce qu’ils ont compris que : ou on s’entend ou on recommence sur le continent la vieille histoire".

Associated Press

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