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dimanche 23 avril 2017
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AFP, 28 juin 2005

Proche Orient : La police israélienne en alerte face aux opposants au retrait de la bande de Gaza


JERUSALEM (AFP) - La police israélienne était en état d’alerte, mardi 28 juin 2005, à la veille d’une manifestation d’opposants au retrait de la bande de Gaza, dont des dizaines parmi les plus extrémistes étaient toujours retranchés dans un hôtel de ce territoire palestinien.


La police a été mise en état d’alerte pour empêcher tout sabotage des infrastructures électriques, hydrauliques ou de télécommunications lors de la manifestation, destinée à bloquer les routes dans le pays, a affirmé la radio publique.

Lundi 27 juin, des opposants au retrait de Gaza, prévu en août 2005, avaient organisé une imposante manifestation sur les routes d’Israël. Des milliers de manifestants se sont positionnés en soirée le long des axes routiers, sous le slogan "On s’arrête un instant pour reconsidérer la décision" du retrait, à l’appel de la direction des colons de Cisjordanie et de Gaza. Contrairement à celle prévue mercredi 29 juin 2005, cette manifestation n’avait par pour objectif de bloquer la circulation sur les grands axes. La police, mobilisée en force de crainte d’embouteillages monstres ou d’éventuels débordements des ultras opposés au retrait, n’a pas eu à intervenir.

Déterminés à saboter le retrait, des activistes d’extrême droite ont afflué ces derniers jours dans un hôtel désaffecté de la colonie juive de Neve Dekalim, dans la bande de Gaza, devenu un bastion de l’opposition au retrait "Nous sommes plusieurs centaines ce matin (dans l’hôtel) et nous renforçons l’endroit pour y rester", a affirmé un de leaders de la contestation, Itamar ben Gvir.

La police israélienne a dû renoncer, jeudi 23 juin, à évacuer des colons qui se sont barricadés dans l’hôtel, ces derniers ayant reçu le renfort de centaines de sympathisants qui ont eu vent de l’opération policière. Lundi 27 juin 2005, des colons juifs ont érigé, avant l’aube, des cabanes sur le site de bâtiments détruits la veille par l’armée non loin de l’hôtel, et pris le contrôle d’une maison palestinienne de trois étages en construction dans l’enclave palestinienne de Mawassi, sur le front de mer. Dans la soirée, le ministère palestinien de l’Intérieur a fait état de quatre Palestiniens blessés par des tirs de ces colons.

Des heurts, qui ont fait une vingtaine de blessés légers, avaient opposé, dimanche 26 juin, pour la première fois, des colons de Gaza à des militaires israéliens venus raser onze bâtiments inhabités dans le secteur de crainte que s’y barricadent des opposants au retrait. Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a dénoncé, mardi 28 juin 2005, ces violences, les imputant à des "extrémistes qui violent la loi et mettent en péril l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif démocratique en appelant à la désobéissance". "Ces débordements doivent cesser, il faut éviter qu’une minorité d’extrémistes qui ne représente pas les colons remette en question les décisions du gouvernement et de la Knesset (Parlement)", a déclaré M. Sharon dans une allocution lors d’une réunion à Jérusalem de l’Agence juive, un organisme para-gouvernemental chargé de l’immigration.

Le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, devait, pour sa part, demander au Procureur général et conseiller juridique du gouvernement, Menahem Mazouz, de préconiser les dispositions permettant de traduire en justice les civils ayant recours à la violence contre les forces de l’ordre dans le cadre de l’opposition au retrait.

Le quotidien Maariv a répertorié, mardi 28 juin, cinq cas de militaires israéliens ayant refusé, depuis janvier, d’obéir à des ordres liés à l’évacuation des colonies de la bande de Gaza et du nord de la Cisjordanie. Ce chiffre ne comprend pas un soldat qui a refusé, dimanche 26 juin 2005, de participer à la démolition des bâtiments dans la bande de Gaza. Le militaire, qui avait scandé des slogans ultranationalistes contre le retrait, a été désarmé et déféré devant une cour militaire.

Agence France Presse

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