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vendredi 18 août 2017
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AFP, 29 juin 2005

Côte d’Ivoire : Des sanctions contre toute partie opposée à la paix


PRETORIA (AFP) - Les acteurs de la crise en Côte d’Ivoire ont adopté, mercredi 29 juin, à Pretoria, une "déclaration" prévoyant des sanctions de l’Union africaine (UA) et de l’ONU contre toute partie qui ferait obstacle au retour à la paix dans ce pays et à la tenue, comme prévu, d’élections à partir d’octobre 2005.


Réunis par le président sud-africain, Thabo Mbeki, les principaux leaders politiques ivoiriens ont signé une "Déclaration sur la mise en oeuvre de l’accord de Pretoria" du 6 avril 2005 qui, outre les sanctions, fixe principalement un calendrier serré pour le désarmement et l’adoption de lois pour la tenue des élections. Ont participé, depuis mardi 28 juin 2005, aux pourparlers de Pretoria, Laurent Gbagbo, président de la République ; Seydou Diarra, Premier ministre ; Alassane Ouattara, ex-Premier ministre, principal opposant et président du Rassemblement des républicains (RDR) ; Guillaume Soro, secrétaire général de la rébellion des Forces nouvelles (FN) ; et Henri Konan Bédié, ex-chef de l’Etat, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti unique).

"Les parties, voulant à nouveau faire la preuve de leur engagement à la mise en oeuvre de l’accord de Pretoria, conviennent que l’Union africaine devrait imposer des sanctions appropriées à toutes les parties qui manqueraient à mettre en oeuvre l’accord de Pretoria et bloqueraient ainsi le processus de paix", stipule la déclaration. "De même, les parties conviennent qu’en cas de tels manquements, la médiation entreprendrait de recommander l’imposition des sanctions des Nations Unies" prévues par le Conseil de sécurité, ajoute-t-elle.

Inquiets de l’absence de progrès dans le démantèlement des milices gouvernementales et dans le Programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (PNDDR) des armées loyaliste et rebelle, les leaders ivoiriens et le président Mbeki, médiateur de l’Union africaine, ont fixé de nouvelles échéances rapprochées. Les milices, environ 10000 hommes, doivent commencer leur démantèlement "immédiatement" et "l’achever d’ici au 20 août 2005", selon la déclaration. "Conscients de ce qu’il serait impossible de tenir les élections si cette question reste en attente", les signataires sont convenus que "l’accueil" des combattants, soit leur rassemblement dans des points précis, "devrait commencer à partir de fin juillet 2005". Le PNDDR concerne quelque 5500 soldats soldats enrôlés après le coup d’Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo, et 42500 combattants des FN qui contrôlent le nord de la Côte d’Ivoire, divisée depuis la tentative de putsch.

La déclaration demande également que les lois relatives à l’organisation de l’élection présidentielle du 30 octobre, dont celle créant la Commission électorale indépendante (CEI), soient adoptées d’ici au 15 juillet 2005. La présidentielle doit être suivie de législatives et de municipales. "La Commission électorale indépendante devrait commencer à fonctionner immédiatement après cette date et au plus tard le 31 juillet 2005", selon le texte, l’objectif étant que les élections puissent se tenir à la date prévue.

La "déclaration de Pretoria" demande également à la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et à la médiation sud-africaine "d’accorder la priorité à la mise au point d’un plan de protection et autres mesures nécessaires pour assurer la sécurité du ministre d’Etat Guillaume Soro, et des candidats à la présidence Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara". Se réjouissant que le président Gbagbo ait utilisé l’article 48 de la Constitution lui accordant des pouvoirs spéciaux, pour permettre à ceux qui le souhaitent de se présenter à l’élection présidentielle, la déclaration stipule cependant qu’en cas de nécessité d’un "nouveau recours" à cet article, "il faudrait en discuter avec la médiation et les autres signataires".

Après la signature, MM. Konan Bédié et Ouattara se sont félicités que "des délais" aient été fixés et "les obstacles" levés en vue de l’organisation des élections. Le président Mbeki s’est réjoui "des progrès enregistrés", ajoutant aussitôt : "Il faut garder le rythme".

Agence France Presse

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