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samedi 24 juin 2017
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Reuters, 2 juillet 2005

Proche Orient : Route enterrée ou train scellé pour les Palestiniens


JERUSALEM (Reuters) - Train scellé, route "aveugle" en contrebas ou autocar sous escorte ? Ces trois possibilités sont à l’étude pour relier en toute sécurité les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza qui, géographie oblige, doivent traverser le territoire israélien.


Israéliens et Palestiniens conviennent de la nécessité d’établir une liaison directe pour les voyageurs et les marchandises destinés à la Cisjordanie au lendemain, à compter de la mi-août 2005, du retrait israélien de la bande de Gaza. Adossée à la mer Méditerranée à l’ouest et à l’Egypte au sud, cette étroite bande côtière semi-désertique, sans débouché et sans véritable ressource, risque de se trouver encore plus isolée, ce qui aurait pour conséquence d’aggraver la crise économique et de menacer un peu plus la sécurité de l’Etat hébreu.

Les Israéliens ne veulent surtout pas d’une liaison susceptible de porter atteinte à leur sacro-sainte sécurité. Ils ont proposé une liaison ferroviaire reliant sans arrêt Gaza au sud de la Cisjordanie, une idée à laquelle, selon l’entourage du n°2 du gouvernement israélien, Shimon Peres, les Palestiniens ne se sont pas encore ralliés. "Il est tout à fait évident qu’une fois l’évacuation de Gaza accomplie, on ne peut pas isoler ce territoire du reste du monde", explique un membre de l’entourage de Shimon Peres. La construction d’une voie ferrée coûterait entre 175 et 200 millions de dollars et prendrait au moins trois ans, ce qui ne soulagera pas à court terme les déplacements de Palestiniens, juge une source diplomatique occidentale familière avec ce projet.

Toute liaison emprunterait le territoire israélien sur une longueur de 35 km au minimum, qui correspond à la distance la plus courte entre Gaza et la Cisjordanie. Deux autres possibilités -une route surélevée et un tunnel- ont été écartés en raison, principalement, de leur coût qui serait, d’après cette source diplomatique, de plusieurs milliards de dollars.

Les Palestiniens, qui ne rejettent pas entièrement l’option du train, préfèreraient quant à eux une autoroute enterrée le long d’une tranchée, un projet à leurs yeux plus économe, plus rapide à construire et plus souple. D’ici-là, les deux parties étudient l’hypothèse de faire escorter des convois d’autocars jusqu’à ce qu’un projet à long terme de liaison entre Gaza et la Cisjordanie soit réalisé.

Les Israéliens envisagent aussi de construire une ligne ferroviaire destinée au transport du fret entre Gaza et le port israélien voisin d’Ashdod, où serait construit un terminal spécifique pour les Palestiniens, dit-on dans l’entourage de Shimon Peres. Les Palestiniens doutent cependant de la sincérité des motifs des Israéliens et préfèreraient ouvrir leur propre port pour échapper à une lourde dépendance économique vis-à-vis de l’Etat hébreu.

En 2004, la Banque mondiale avait prévenu que les Palestiniens pourraient durement pâtir d’une fermeture des frontières par Israël après son départ de la bande de Gaza, ou d’une suspension de l’approvisionnement en eau et en électricité.

Reuters

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