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AP, 3 juillet 2005

Algérie : Abdelaziz Bouteflika annonce la tenue d’un référendum sur la réconciliation nationale


Scène de rue à Annaba

ALGER (AP) - Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé, dimanche 3 juillet 2005, l’organisation d’un référendum sur son projet de réconciliation nationale.

Algérie


Pour le président algérien, la seule alternative susceptible de faire accomplir à l’Algérie un "nouveau bond", c’est la réconciliation nationale qu’il soumettra prochainement à l’arbitrage du peuple. "La solution qui s’impose réside dans une réconciliation nationale", a-t-il dit. "L’initiative de réconciliation nationale, dont vous aurez à approuver les contours et les modalités à travers le référendum auquel vous serez bientôt appelés", tend à "la coexistence pacifique et harmonieuse entre les Algériens", a déclaré Abdelaziz Bouteflika, devant l’état-major de l’armée, à la veille de la célébration du 43e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Le chef de l’Etat algérien a reconnu que cette réconciliation, qui constitue un axe phare de son action politique, aura du mal à trouver l’adhésion de la société algérienne, tant les plaies de la décennie de violence restent ouvertes.

Un policier fouille des suspects

Parlant du terrorisme, M. Bouteflika a estimé que ce phénomène "qui s’est développé, chez nous, depuis les années 1990, n’a pas été d’inspiration algérienne. Son caractère international n’a pas tardé à être reconnu, mais nous refusons de lui accorder une couverture islamique, car ce phénomène de violence barbare est entièrement étranger aux préceptes de notre sainte religion". Tout en soulignant le retour de la paix civile dans les villes et les compagnes et en se félicitant que "les populations reprennent leur vie quotidienne", Abdelaziz Bouteflika en a appelé à la vigilance des forces de sécurité. "Votre vigilance ne doit en aucun cas se relâcher car il reste encore quelques groupes résiduels de terroristes qui se manifestent de temps à autres et, de plus, nos blessures ne sont pas encore totalement cicatrisées ", dit-il.

Des victimes du terrorisme

En juillet 1999, quelques mois après son arrivée au pouvoir, le président Bouteflika avait fait adopter par le Parlement une loi sur "la concorde civile" qui avait par la suite été approuvée par référendum le 16 septembre 1999. L’objectif de cette loi, dénoncée notamment par les forces politiques qui ont soutenu l’armée dans sa lutte contre le terrorisme, était de permettre à tous les islamistes armés renonçant à la violence de bénéficier d’une grâce.

Associated Press

Abdelaziz Bouteflika

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