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AP, 11 juillet 2005

Algérie : Fin de la visite de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH)


Une affiche de la Ligue algérienne des droits de l’homme

ALGER (AP) - La délégation de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), dirigée par son président, Sidiki Kaba, a quitté Alger, dimanche 10 juillet 2005 au soir, à l’issue d’une visite de six jours, en réclamant la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis treize ans et en s’inquiétant des poursuites contre la presse et de la loi sur l’amnistie.

Algérie


Dans un communiqué conjoint, la FIDH et la Ligue algérienne des droits de l’homme, qui lui est affiliée, ont appelé les pouvoirs publics algériens à lever cette législation d’exception qui perdure depuis treize ans. Les membres de la délégation, qui devraient revenir en Algérie, "pour une plus longue mission", selon la LADDH, ont rencontré le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH, officiel) et du comité ad hoc chargé du dossier des disparus, Farouk Ksentini.

Mustapha Farouk Ksentini

Concernant la situation de la presse algérienne et les multiples pressions qu’elle subit, la FIDH et la LADDH ont relevé "avec inquiétude les poursuites judiciaires successives engagées contre les journalistes et les entreprises de presse". Elles appellent les pouvoirs publics à "respecter et à faire respecter la liberté de la presse" et le corps judiciaire à "ne pas céder aux pressions de l’Exécutif".

Mohamed Benchicou

Sur le projet d’amnistie générale, la LADDH de Ali Yahia Abdenour a exposé ses appréhensions de voir les notions de pardon, de réconciliation et de recherche de la paix sociale détournées vers des objectifs inavoués qui vont consister à consacrer l’impunité de crimes contre l’humanité à travers une opération plébiscitaire. Les organisations rappellent donc "l’impérieuse nécessité de faire la vérité sur les faits qui se sont produits ces quinze dernières années, en Algérie, d’en déterminer les responsabilités, de rendre justice et d’offrir aux victimes les réparations auxquelles elles peuvent légitimement prétendre". Le président, Abdelaziz Bouteflika, avait réaffirmé, le 3 juillet, devant les responsables de l’armée, qu’il soumettra son projet de "réconciliation nationale" à un référendum. Dans leur déclaration d’avril 2005, concernant le projet d’amnistie générale, plusieurs ONG, dont la FIDH, avaient rappelé que la voie référendaire ne saurait permettre au gouvernement de "se soustraire à ses obligations internationales en adoptant à l’échelon national des lois contraires à ces obligations, que ces lois résultent d’un vote au Parlement ou d’un référendum. Le respect et la protection des droits fondamentaux des personnes ne peuvent faire l’objet d’un vote à la majorité".

Associated Press

Abdelaziz Bouteflia

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