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mercredi 28 juin 2017
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AFP, 14 juillet 2005

Proche-Orient : La sécurité palestinienne en état d’alerte à Gaza


GAZA (AFP) - La police et les services de sécurité palestiniens ont été placés, jeudi 14 juillet 2005 au soir, en état d’alerte, dans la bande de Gaza, en raison de "la tension sur le terrain", selon un porte-parole du ministère palestinien de l’Intérieur.


"L’ensemble des forces de police et des différents services de sécurité palestiniens ont été placés en état d’alerte pour faire face à la tension actuelle sur le terrain", a affirmé à l’AFP le porte-parole. Le ministre de l’Intérieur, Nasr Youssef, a pour sa part précisé que des "ordres avaient été donnés aux services de sécurité et à la police d’empêcher, par la force si besoin, tous les tirs de roquettes et de mortiers" contre des objectifs israéliens. "Nous prendrons toutes les mesures énergiques pour mettre fin à ces tirs et trouver une solution", a déclaré aux journalistes M. Youssef, à l’issue d’une rencontre, à Gaza, avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

M. Abbas est arrivé, jeudi 14 juillet, à Gaza, pour participer à une réunion d’urgence avec les groupes armés en vue de sauver une trêve des violences décrétée, fin janvier 2005, et très sérieusement mise en cause. "Nous appelons toutes les parties à la retenue, afin de maintenir le calme et de revenir au processus politique. La voie de la violence ne mène à rien si ce n’est à la destruction de la paix", a-t-il affirmé.

Peu avant la mise en état d’alerte des forces de sécurité, cinq membres du Hamas, le principal mouvement islamique palestinien, qui s’apprêtaient à tirer des obus de mortiers vers Israël, ont été blessés, dont un grièvement, par des tirs de policiers palestiniens, ont indiqué des témoins et des sources médicales. Deux passants, qui ne sont pas membres du Hamas, ont également été blessés par les tirs des policiers, a-t-on ajouté de mêmes sources. Ces incidents se sont produits peu après la mort d’une Israélienne, jeudi 14 juillet 2005, en fin d’après-midi, par l’explosion de quatre roquettes artisanales, tirées à partir de la bande de Gaza, qui se sont abattues dans le village de Netiv Ha’asara, en Israël. Ces tirs ont été revendiqués, dans deux communiqués séparés, par la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine Al-Qassa et les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, un groupe armé lié au Fatah, le mouvement de M. Abbas.

D’autre part, un membre non armé des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, a été tué par les troupes israéliennes après que celles-ci eurent cerné un immeuble de Naplouse. Un autre membre de la même organisation a été arrêté au cours du raid.

Cette opération intervient deux jours après l’attentat suicide de Netanya, au nord de Tel-Aviv, revendiqué par le mouvement Jihad islamique, le premier en Israël depuis près de cinq mois, qui a tué cinq Israéliens. Aussitôt après l’attentat, M. Abbas avait convoqué une réunion d’urgence des dirigeants des principaux groupes palestiniens, à Gaza, "pour discuter du dangereux impact de l’attaque". M. Abbas, qui a qualifié l’attentat "d’attaque terroriste", est soumis à une forte pression internationale pour juguler les groupes armés palestiniens. "Cette visite (à Gaza) est destinée à renforcer la trêve et aborder d’autres sujets comme les élections et bien sûr le retrait", a-t-il souligné, faisant référence au retrait d’Israël de la bande de Gaza, qui doit commencer le 17 août et à la trêve des attaques anti-israéliennes. Cette trêve est observée en règle générale, depuis fin janvier 2005, par les groupes palestiniens.

De son côté, le Jihad islamique a rejeté les menaces proférées à son encontre par le Premier ministre israélien, Ariel Sharon. "Le criminel Sharon ne nous fait pas peur", a déclaré un représentant du Jihad à Gaza, Mohammed Al-Hindi, enjoignant les groupes combattants à "lutter contre le complot sioniste". Mercredi 13 juillet 2005, M. Sharon avait annoncé avoir ordonné aux forces armées de "frapper aussi fort que possible" la direction du Jihad.

L’armée israélienne a bouclé totalement les territoires palestiniens jusqu’à nouvel ordre, réoccupé la région de Tulkarem, d’où était originaire le kamikaze de Netanya, et arrêté dix membres présumés du Jihad islamique, dans la nuit de mercredi 13 juillet à jeudi 14 juillet 2005, en Cisjordanie.

Côté israélien, l’armée a renforcé son dispositif autour de la bande de Gaza, dont les colonies ont été bouclées, de crainte que des groupes d’extrême droite tentent de forcer les barrages pour rejoindre ces implantations. Des soldats ont évacué de force, jeudi 14 juillet 2005, des centaines de colons furieux qui protestaient contre la fermeture des implantations de Gaza, par les autorités, jusqu’à leur évacuation. La décision a été prise afin d’éviter l’infiltration dans les vingt-et-une implantations d’extrémistes de droite qui voudraient empêcher leur démantèlement.

Le "Conseil des implantations" de Cisjordanie et de Gaza a appelé, pour le 18 juillet 2005, à une marche "pacifique" massive vers le bloc des colonies du Goush Katif, dans le sud de la bande de Gaza. La principale organisation de colons a maintenu son projet, malgré la décision de fermeture qu’elle a dénoncée.

Agence France Presse

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