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mercredi 24 mai 2017
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AP, 22 juillet 2005

France : Police de la pensée dans les mosquées

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Vue de la mosquée de Bondy

PARIS (AP) - Une vingtaine de mosquées en France sont aujourd’hui aux mains de "radicaux", tandis qu’une dizaine de dossiers administratifs visant des "imams qui posent problème" sont en préparation, annonce Pascal Mailhos, directeur central des Renseignements généraux, dans un entretien paraissant, samedi 23 juillet 2005, dans "Le Parisien/Aujourd’hui en France".

France


Alors que le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, a annoncé, vendredi 22 juillet 2005, une "action de grande ampleur de dépistage précoce" pour lutter contre la radicalisation d’éventuels terroristes islamistes, M. Mailhos précise que 1600 lieux de prière sont sous surveillance, dont 80 sont "sensibles". Se faisant plus précis, le patron des RG recense 40 mosquées faisant l’objet d’une "pression constante de structures islamistes radicales", dont la moitié sont aux mains de "radicaux".

Nicolas Sarkozy

Evoquant la menace "réelle" d’attentats en France, M. Mailhos fait part de sa "préoccupation" face à l’émergence d’une nouvelle génération de militants islamistes encadrée par des anciens. "Nous savons que de nombreux islamistes condamnés après les démantèlements des réseaux en lien avec les attentats de 1995 sortent peu à peu de nos prisons et que certains jouent les idéologues auprès de jeunes désoeuvrés", dit-il.

Associated Press

L’entrée de la mosquée de Grigny

Commentaire

On relèvera le flou du "blabla antiterroriste". Ce blabla se compose de mots auxquels on peut faire signifier tout et n’importe quoi. Ainsi, "un activiste" peut être aussi bien un distributeur de tracts qu’un poseur de bombes. "Des violences" peut aussi bien se référer au bombardement d’une ville irakienne, un attentat, une fusillade ou une bagarre de bistrot. On se demande ce qu’est, concrètement, un imam "radical". A partir de quel moment un imam devient-il "radical" ? Suffit-il de dénoncer la politique des Etats-Unis pour être étiqueté "radical" ? En Suisse, le parti "radical" est un parti bourgeois vendu aux multinationales et aux spéculateurs internationaux. Malgré tous ses autres défauts, il n’est pas connu pour former des imams. Ses liens hypothétiques avec Al-Qaïda n’ont jamais été démontrés. On le précise pour ceux que le mot "radical" fait fantasmer.

Frank BRUNNER

Vue de la mosquée de Grigny

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