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jeudi 27 avril 2017
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AP, 24 août 2005

Proche Orient : Le retrait de la bande de Gaza n’est pas la fin de l’occupation militaire israélienne


PARIS (AP) - La déléguée générale de la Palestine en France, Leïla Chahid, a estimé, mercredi 24 août 2005, que l’évacuation des colonies israéliennes de la Bande de Gaza était "une étape très importante", mais que "ce n’est pas la fin de l’occupation militaire".


"Il est évident que c’est une étape très importante. Mais pour qu’elle soit un retour au processus de paix il faut qu’on parle maintenant d’un retrait de la Cisjordanie", a déclaré Leïla Chahid sur France-2, en duplex depuis Beyrouth. "Ce qui compte maintenant le plus, c’est qui va détenir les frontières de Gaza", a-t-elle toutefois ajouté. "Aujourd’hui, pour nous, la priorité c’est maintenant d’avoir la souveraineté sur ces frontières, parce qu’il est évident que si nous ne l’avons pas, Gaza deviendra une immense prison qui est libre à l’intérieur mais dont le geôlier à la clé, et ce serait l’armée israélienne", a-t-elle expliqué. "Et là, je pense que ça mènera tout de suite à un retour de la violence".

"Ne nous trompons pas, le retrait de Gaza ce n’est pas la fin de l’occupation militaire", insiste la déléguée générale de la Palestine en France : "Nous sommes sur le plan de nos frontières à Gaza et de la Cisjordanie, encore dans un statut d’occupation militaire", a-t-elle jugé. "Et là, la communauté internationale a des responsabilités". "Il y a une responsabilité internationale de la poursuite de la mise en oeuvre de la "Feuille de route" (du Quartet, NDLR) sinon le retrait de Gaza ne sera pas un pas vers la paix, mais un retour vers la violence", a-t-elle ainsi prévenu. "Les gens ont peur que cet écran de fumée de Gaza signifie automatiquement l’annexion du territoire le plus important, qui est celui de la Cisjordanie", a-t-elle expliqué.

Annonçant une prochaine rencontre entre le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, Leïla Chahid a souligné qu’il fallait désormais "s’arrêter de parler de mesure unilatérale, parce qu’on ne fait pas de paix avec de l’unilatéralisme. Il faut revenir à la table des négociations, et en particulier à la "Feuille de route".

Associated Press

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