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dimanche 25 juin 2017
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AFP, 4 septembre 2005

Etats-Unis : Un chef de la police de New Orleans dénonce l’attitude de l’armée


Un responsable de la police de La Nouvelle-Orléans a dénoncé, samedi 3 septembre 2005, l’attitude de l’armée durant les premiers jours qui ont suivi l’arrivée du cyclone Katrina, évoquant des soldats de la Garde nationale "qui jouaient aux cartes pendant que des gens mouraient".


Vice-commandant en chef de la police de la grande ville du sud de la Louisiane, W.S. Riley a affirmé à l’AFP qu’au cours des trois premiers jours qui ont suivi l’arrivée du cyclone, seuls des policiers, des pompiers et des bénévoles ont aidé la population sinistrée. "Les soldats de la Garde nationale sont arrivés 48 heures après le cyclone à bord de quarante camions. Ils ont garé leurs véhicules et sont allés dormir. Pendant 72 heures, la police, les pompiers et quelques bénévoles se sont retrouvés seuls pour aider la population. Nous avons vu des gens mourir pendant que des soldats jouaient aux cartes", a-t-il dit.

"Nous avons secouru des milliers de gens réfugiés sur des toits ou dans des greniers", a dit M. Riley. "Nous nous attendions à plus de soutien de la part du gouvernement fédéral. Nous nous attendions à ce que le gouvernement fédéral réagisse dans les 24 heures. Les trois premiers jours, il n’y a pas eu d’assistance" de la part des autorités fédérales, a-t-il regretté. "On nous a tiré dessus avec des armes automatiques et il y a encore des voyous dans le secteur. Mais ma plus grande déception vient de l’attitude du gouvernement fédéral et de la Garde nationale", a-t-il dit.

M. Riley a reconnu qu’un "semblant d’organisation" était désormais mis en place. "Les militaires sont là et font un excellent travail pour évacuer" les dizaines de milliers de sinistrés encore en ville, a-t-il dit. Il a précisé qu’aucun bilan des victimes n’était disponible mais affirmé qu’il y avait "des corps dans toute la ville". Une équipe était censée arriver pour s’occuper de rassembler les cadavres "mais nous ne les avons pas vus", a dit M. Riley. "C’est inhumain. Ce n’est pas l’Amérique", a-t-il ajouté.

M. Riley a indiqué par ailleurs qu’il ne savait pas combien des 1700 policiers de La Nouvelle-Orléans étaient encore opérationnels. "Beaucoup de policiers ont perdu leurs maisons ou leurs familles et nous sommes sans nouvelle de beaucoup d’entre eux", a-t-il dit.

Réagissant aux accusations de lenteur de la Garde nationale, le général Steven Blum, commandant de ce corps d’armée, a affirmé qu’il s’agissait d’un "coup bas". Il a expliqué qu’en raison du chaos qui règnait à La Nouvelle-Orléans, il fallait attendre que la Garde nationale rassemble suffisamment d’éléments avant de passer à l’action. "Si nous avions agi avec moins de soldats, il y aurait eu des risques que des innocents soient touchés" dans les combats qui ont opposés soldats et bandes armées, a dit le général Blum. Le général Blum a précisé que 27000 soldats de la Garde nationale étaient déployés en Louisiane et dans le Mississippi et que ce chiffre devrait atteindre 40000 d’ici la semaine prochaine.

Agence France Presse

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