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jeudi 17 août 2017
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Reuters, 11 septembre 2005

Proche Orient : Le statut de la bande de Gaza libérée fait problème


JERUSALEM (Reuters) - La plus grande confusion entoure toujours le statut exact de la bande de Gaza, les Israéliens assurant que leur retrait, qui devrait être achevé lundi 12 septembre 2005, mettait fin à l’occupation pendant que les Palestiniens dénonçaient une "prison" à ciel ouvert.


"Nous allons déclarer la fin de l’administration militaire à Gaza", a déclaré le ministre de la Défense, Shaul Mofaz, à la télévision palestinienne, à quelques heures du départ de l’armée israélienne, après 38 ans d’occupation. "Nous n’avons plus la moindre responsabilité concernant Gaza".

Certains responsables palestiniens estiment à l’inverse que l’évacuation des 21 colonies juives de cette étroite bande de terre met fin à la "colonisation" mais pas à "l’occupation", Israël refusant de céder le contrôle des frontières et des voies aériennes et maritimes. L’Etat juif justifie ces mesures en invoquant la nécessité de lutter contre le trafic d’armes. Mais les factions radicales palestiniennes ont menacé de rompre avec "l’accalmie" observée depuis huit mois, si elles restaient privées de leur liberté de mouvement.

L’émissaire des Nations Unies, Alvaro Soro, a jugé que le retrait de Gaza était "un pas dans la bonne direction" mais qu’il était trop tôt pour déterminer le statut du territoire : "Nous devons observer (...) l’effet sur le terrain". La première norme internationale susceptible de trancher la question est la Convention 4 de La Haye, adoptée en 1907, selon laquelle un territoire "est considéré comme occupé lorsqu’il est de fait placé sous l’autorité d’une armée ennemie". Signée en 1949, la quatrième Convention de Genève énumère de son côté les obligations de la puissance occupante, qui doit fournir aux populations occupées des services de base et permettre aux organisations internationales d’accéder librement au territoire.

Les gouvernements israéliens successifs ont toujours fait valoir que la Convention de Genève concernait des relations entre Etats, et donc ne s’appliquait pas au cas des territoires palestiniens. Gaza et la Cisjordanie "font l’objet d’un conflit" mais ne sont pas "occupés", affirme l’Etat juif. Les Palestiniens répondent que Gaza et la Cisjordanie ne forment qu’une seule entité géographique, selon les accords d’Oslo de 1993, et donc qu’on ne peut "libérer" l’un en occupant l’autre. Ils craignent par ailleurs que le retrait de Gaza ne soit qu’un prélude au renforcement de la colonisation en Cisjordanie.

Reuters

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source