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samedi 25 mars 2017
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AFP, 29 septembre 2005

Irak : Au moins 85 morts dans un triple attentat à la voiture piégée


BAGDAD (AFP) - Au moins 85 personnes ont été tuées et 110 autres blessées, jeudi 29 septembre, dans un triple attentat quasi-simultané à la voiture piégée, à Balad, au nord de Bagdad, illustrant une nouvelle flambée de violence à deux semaines du référendum sur la Constitution.

Par ailleurs, l’armée américaine a annoncé la mort, mercredi 28 septembre 2005, de cinq de ses soldats dans l’explosion d’une bombe à Ramadi, à l’ouest de Bagdad.


Le premier et le deuxième attentat de Balad, espacés de 10 minutes, ont eu lieu dans la rue Masraf, dans le centre de cette ville située à 70 km au nord de la capitale, selon une source du ministère de l’Intérieur.

La troisième attaque s’est produite, 10 minutes plus tard, dans le quartier Bab Al-Sour, selon cette source. Les trois attentats, qui ont commencé à 18h30, ont fait au moins 37 tués et 50 blessés. Aucune indication sur les cibles des attentats n’était disponible dans l’immédiat. Une heure après, un attentat à la voiture piégée a visé le convoi d’un officier de l’armée à Adhamia, un quartier du nord de Bagdad, toujours selon la même source.

Ailleurs, la violence s’est poursuivie avec six personnes tuées et l’annonce de la disparition sur la route menant de la Jordanie à Bagdad des responsables de l’Eglise anglicane en Irak "présumés morts" selon leur hiérarchie à Nicosie. S’agissant des religieux anglicans, "ils sont presque certainement morts", a dit à Nicosie le très révérend Clive Hanford, évêque du diocèse de l’Eglise épiscopale pour Jérusalem et le Proche-Orient, dont dépend l’Eglise anglicane d’Irak. L’alerte avait été donnée quand le pasteur Maher Dakel, son épouse Mona, leur fils Yehya, pianiste de l’église, le pasteur Firas Raad, et leur chauffeur, ne sont pas arrivés comme prévu à l’église Saint Georges de Bagdad, il y a deux semaines. Ils avaient décidé de rejoindre Bagdad depuis la Jordanie par la route. Le 13 septembre 2005, l’Eglise a appris qu’ils auraient été attaqués entre les villes de Ramadi et Falloujah, à l’ouest de Bagdad. Cette région de la province d’Al-Anbar, est une véritable zone de non-droit où les insurgés et les bandes criminelles règnent en maître.

Des inconnus ont ouvert le feu sur un minibus transportant des employés du stade de football Al-Chaab dans le quartier Al-Machtal, à Bagdad, tuant deux d’entre eux et blessant sept autres. Toujours dans la capitale, des hommes armés ont tué deux employés d’une boulangerie appartenant à des chiites tandis que deux policiers ont été tués dans des échanges de tirs entre des insurgés et une patrouille.

D’autre part, l’ONU a annoncé, jeudi 29 septembre 2005, la création d’un centre en Irak pour tenter d’élucider le sort des "centaines de milliers" de disparus, principalement sous le régime de Saddam Hussein. Le Centre national des disparus et personnes manquantes fournira une aide pour les enquêtes et la médecine légale, ainsi qu’un soutien aux familles des victimes, a dit à l’AFP John Pace, directeur du département des droits de l’Homme de la mission de l’ONU en Irak (Unami). "Il est très difficile d’établir combien de personnes sont portées manquantes, mais les estimations vont de centaines de milliers à un million", selon lui. "Chaque semaine ou presque, il y a des informations sur la découverte de nouvelles fosses communes", a-t-il dit, alors qu’environ 200 ont déjà été mises au jour. Beaucoup contiennent les restes d’opposants politiques de Saddam Hussein, ainsi que de Kurdes et de chiites, deux communautés qui s’étaient rebellées contre son régime.

A ce sujet, le Premier ministre irakien Ibrahim Jaafari a confirmé que l’ancien dictateur sera jugé à partir du 19 octobre 2005. "La date du procès de Saddam est prévue pour le 19 octobre et il n’est pas possible de repousser cette affaire qui a pris plus de temps que nécessaire", a dit M. Jaafari dans un communiqué. Saddam Hussein et sept responsables de son régime seront jugés par le Tribunal spécial irakien pour l’assassinat, en 1982, de plus de 140 villageois chiites d’une localité au nord de Bagdad.

Agence France Presse

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