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dimanche 25 juin 2017
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AP, 7 octobre 2005

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo ne veut "plus ni négociations ni médiations"


PARIS (AP) - Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, qui a annoncé récemment que l’élection présidentielle n’aurait pas lieu le 30 octobre 2005, parce que les rebelles n’ont pas désarmé, affirme désormais qu’il ne veut "plus ni négociations ni médiations".


"Tout ce que les médiateurs m’ont demandé depuis les accords de Marcoussis, je l’ai fait", déclare-t-il dans un entretien publié, samedi 8 octobre 2005, dans "Le Figaro Magazine". "En revanche, les rebelles refusent toujours d’appliquer le plan DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion)." "Moi, je donne des gages. Pas eux. D’atermoiements en tergiversations, ils gagnent du temps. Il faut cesser ce petit jeu", poursuit-il, en assurant qu’"il ne se passera rien" après le 30 octobre, même si les rebelles et l’opposition contestent le droit du président de demeurer au pouvoir. "Le putsch annoncé du général Mathias Doué ? C’est une plaisanterie. Depuis quand divulgue-t-on les détails et dates d’un coup d’Etat par voie de presse ?"

Interrogé pour savoir s’il souhaite le retour des 8500 Français qui ont quitté la Côte d’Ivoire au moment des émeutes, en novembre 2004, le président ivoirien affirme : "Mais pourquoi les Français se prennent-ils pour le centre du monde ? D’abord on ne leur a pas demandé de venir (...) Je ne peux pas dire "reste" à quelqu’un qui éprouve de la peur."

Concernant ses rapports avec Jacques Chirac, il assure ne pas avoir "de problème relationnel" avec le président français. "Il est plutôt jovial et bon vivant. Moi aussi. Quand je le vois, je suis content. Il m’a même offert des bouteilles de vin rouge." Il reconnaît toutefois que "la situation s’est dégradée avec le putsch du 19 septembre" 2002. "Il s’agissait d’une agression extérieure, perpétrée avec des mercenaires burkinabé et libériens", assure-t-il. "La France aurait dû soutenir le pouvoir légitime et chasser les agresseurs."

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