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© SDA-ATS News Service, 1er mars 2004

Jean-Bertrand Aristide se réfugie en Centrafrique

Suivi de : "Jean-Bertrand Aristide à Bangui"


Jean-Bertrand Aristide : dictateur en fuite, recherché pour assassinats en séries et pillage de la population haïtienne. A remettre, contre récompense, au gouvernement d’union nationale haïtien

WASHINGTON - L’ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide est parti pour la République centrafricaine, a indiqué un responsable américain.

A Haïti même, deux avions militaires transportant des Marines américains ont atterri à Port-au-Prince.


"Je ne suis pas sûr que Jean-Bertrand Aristide reste en Centrafrique sur le long terme", a ajouté ce responsable. Il pourrait s’agir d’un "séjour temporaire".

François Bozizé, président de la République centrafricaine, a choisi de faire honte au continent et d’insulter la mémoire des victimes de Jean-Bertrand Aristide

Omar Bongo -alias Monsieur pot-de-vin-, le président du Gabon, est intervenu auprès de François Bozizé afin que ce dernier accueille Jean-Bertrand Aristide au lieu de le livrer à la justice du peuple haïtien

Auparavant, Jean Bertrand Aristide, qui a démissionné et quitté Haïti dimanche matin, avait été annoncé en République Dominicaine et au Panama. Ces deux informations ont été démenties.

L’ambassadeur américain en Haïti, James Foley, avait annoncé en fin d’après-midi que des éléments précurseurs de cette force étaient déjà arrivés à Port-au-Prince.

James Foley

Il s’agit probablement de commandos de forces spéciales, souvent envoyés avant des unités constituées afin de permettre leur déploiement en toute sécurité.

Les Etats-Unis ont exprimé leur satisfaction après le départ de Jean-Bertrand Aristide. "L’administration (Bush) pense qu’Aristide a pris la bonne décision pour le peuple haïtien, en démissionnant" a déclaré un haut responsable de l’administration.

Une victime des tueurs de Jean-Bertrand Aristide

L’un des dirigeants de l’opposition haïtienne, Evans Paul, a quant à lui affirmé qu’il n’y avait plus aucune raison de refuser le plan de réglement de la crise de la communauté internationale prévoyant l’envoi d’une force de sécurité en Haïti.

L’opposition avait rejeté en début de semaine le plan de réglement de la crise proposé notamment par les Etats-Unis, la France et le Canada au motif qu’il prévoyait un maintien du président à son poste.

© SDA-ATS News Service

Evans Paul

Jean-Bertrand Aristide à Bangui

Jean Bertrand Aristide est arrivée, lundi matin, 1er mars 2004, à Bangui. Il devrait rester quelques jours en Centrafrique, avant de se rendre en exil en Afrique du Sud, a indiqué un membre du protocole d’Etat centrafricain à l’AFP.

République centrafricaine

"Je ne suis pas sûr qu’il reste sur le long terme" en Centrafrique, avait auparavant déclaré un responsable américain sous le couvert de l’anonymat, en soulignant qu’il pourrait s’agir d’un "séjour temporaire".

Cette arrivée en Centrafrique met fin à près de 20 heures de spéculations sur le pays qui allait l’accueillir. Il avait dans un premier temps été annoncé en République dominicaine, par la présidence de ce pays, mais les Etats-Unis avaient démenti.

Le consul d’Haïti à Saint-Domingue, Edwin Paraison, avait de son côté parlé "d’une escale technique à Antigua, dans les Antilles, pour un réapprovisionnement en carburant".

L’association internationale des fascistes

Le Panama avait ensuite affirmé avoir accordé l’asile à Jean-Bertrand Aristide. "Colin Powell m’a appelé dimanche matin, 29 février 2004, pour me demander d’accueillir Aristide. Nous avons dit à Powell que nous étions disposés à le recevoir temporairement, pendant deux semaines, le temps qu’il (...) trouve un lieu d’exil", avait déclaré le ministre panaméen des affaires étrangères à la chaîne de télévision panaméenne.

Mireya Moscoso, la présidente corrompue de la république bananière de Panama

Nouveau démenti américain. Ce n’est pas sa destination, avait indiqué un responsable américain, relançant les spéculations.

"Il veut s’exiler "dans un pays africain, vers lequel il essaie d’aller", avait ensuite affirmé la présidente du Panama, Mireya Moscoso. Le Panama abrite déjà l’ancien putschiste Raoul Cédras, qui avait renversé Jean Bertrand Aristide en 1991, lors de sa première présidence, à l’occasion d’un coup d’Etat militaire sanglant. Le Panama, qui s’est taillé une réputation de pays hôte pour dirigeants déchus, abrite également les anciens présidents guatémaltèque Jorge Elias Serrano et équatorien Abdala Bucaram.

Le Maroc aurait pu être aussi une destination finale, mais les autorités de Rabat ont fait savoir qu’elles refuseraient de donner asile à l’ancien président.

Mohammed 6 : un homme qui a le sens de l’honneur

Taïwan, également cité, mais dont Haïti est l’un des rares pays à reconnaître la souveraineté, a, de son côté, fait valoir qu’il n’avait pas reçu de demande d’asile de l’ancien président.

Le Monde, 1er mars 2004, avec AFP, AP et Reuters

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