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samedi 29 avril 2017
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AP, 1er mars 2004

Les libérateurs d’Haïti entrent à Port-au-Prince


Arrivée des libérateurs à Port-au-Prince, le 1er mars 2004

PORT-AU-PRINCE -Le chef des rebelles haïtiens Guy Philippe, à la tête d’un convoi, est entré, lundi 1er mars 2004, dans un quartier de Port-au-Prince, la capitale, salué par des centaines de personnes dansant et criant dans la rue en suivant les véhicules.

La scène se déroulait dans le quartier de La Plaine alors que les soldats français et américains s’apprêtaient à se déployer pour protéger les sites-clefs de la capitale, au lendemain du départ du président Jean-Bertrand Aristide.

Arrivée de Guy Philippe devant le palais présidentiel, à Port-au-Prince, le 1er mars 2004

Arrivée de Louis-Jodel Chamblain à Port-au-Prince, le 1er mars 2004

Un insurgé est accueilli en héro, lundi 1er mars 2004, près du palais présidentiel, à Port-Au-Prince


Dans la banlieue de Petionville, sur les hauteurs, les gens battaient des mains sur le passage des rebelles, aux cris de "Guy Philippe" et "beau boulot".

Le convoi de plus de 70 hommes, commandé par le chef des rebelles, l’ancien policier et militaire du nord Guy Philippe, est parti des Gonaïves (nord-ouest) avant l’aube. Il a passé devant des cadavres calcinés à un barrage à Saint-Marc, ville tenue plus au sud par les forces gouvernementales, avant d’arriver à Port-au-Prince.

Louis-Jodel Chamblain, endormi dans son véhicule, pendant un arrêt à Saint-Marc, le 1er mars 2004

Interrogé sur ses intentions dans la capitale, Guy Philippe a répondu au journaliste de l’Associated Press à bord du convoi : "Nous allons juste nous assurer que le palais est nettoyé pour la venue du président (...) et qu’il n’y pas de menace là-bas".

Arrivée de Guy Philippe au Quartier Général de la police, à Port-au-Prince, le 1er mars 2004

Il a précisé qu’il faisait référence à Boniface Alexandre, le président de la Cour suprême qui s’est proclamé président par intérim en vertu de la Constitution.

Boniface Alexandre

Quant aux forces américaines arrivées sur place la veille, leur chef, le colonel David Berger, a affirmé n’avoir "aucune instruction en matière de désarmement" des forces rebelles. En revanche, "nous avons une mission précise", "sécuriser les principaux sites de la capitale pour améliorer la sécurité et un environnement stable", a-t-il expliqué à l’Associated Press. Et d’ajouter : "nous gérerons avec la force adaptée les gens qui viendront s’interposer avec cette mission".

Un US Marine prend position à Port-Au-Prince, le 29 février 2004

La résidence d’Aristide a été pillée et vandalisée, des photos, des documents et un grand piano ont été amenés dans la cour et abandonnés. La villa de trois étages, sise au milieu d’un vaste terrain, a été totalement dévastée, des assiettes cassées éparpillées près de la piscine, au milieu des livres.

Le pillage de la maison de Jean-Bertrand Aristide, à Port-au-Prince, le 1er mars 2004

Winter Etienne, autre dirigeant des insurgés, a expliqué que les rebelles désarmeraient après l’entrée en fonctions d’un nouveau gouvernement.

Associated Press

Le pillage de la maison de Jean-Bertrand Aristide, à Port-au-Prince, le 1er mars 2004

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