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mardi 23 mai 2017
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Reuters, 1er novembre 2005

Côte d’Ivoire : Les rebelles accusent les médiateurs de partialité


ABIDJAN (Reuters) - Les rebelles de Côte d’Ivoire ont accusé les médiateurs internationaux de partialité en faveur du président, Laurent Gbagbo, et ils les ont jugés responsables de l’impasse actuelle.


Capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan se trouve dans le sud du pays aux mains des forces gouvernementales tandis que les rebelles tiennent le Nord depuis une tentative de coup d’Etat, en septembre 2002. Louis Dakoury-Tabley, numéro deux des Forces nouvelles -rebelles-, s’en est pris notamment à Pierre Schori, l’émissaire de l’ONU en Côte d’Ivoire, et au président sud-africain, Thabo Mbeki, impliqué avec son homologue nigérian, Olusegun Obasanjo, dans la recherche d’une solution à la crise ivoirienne. "M. Schori est piégé dans sa partialité", a déclaré Dakoury-Tabley, interrogé par Reuters dans un hôtel d’Abidjan où résident des représentants des rebelles sous protection des forces de l’ONU.

Thabo Mbeki et Olusegun Obasanjo devraient se rendre, mercredi 2 novembre, en Côte d’Ivoire, pour progresser dans la mise en oeuvre du plan de l’ONU par lequel le mandat de Gbagbo, qui expirait théoriquement dimanche, a été prolongé pour une durée maximale d’un an dans l’attente de l’organisation d’une élection présidentielle. Le plan adopté par l’ONU prévoit la nomination d’un Premier ministre de consensus doté de pouvoirs élargis. A Abuja, une porte-parole du chef de l’Etat nigérian, qui perdu récemment son épouse, a fait savoir qu’Olusegun Obasanjo ne se rendrait, comme prévu, mercredi 2 novembre 2005, à Abidjan.

Les rebelles considèrent que Laurent Gbagbo n’est plus le chef de l’Etat, depuis dimanche 30 octobre 2005, et, dans un geste symbolique, ils ont nommé leur propre chef, Guillaume Soro, au poste de Premier ministre, ce qui n’a pas été accepté par le gouvernement. "C’est le blocage", a résumé Louis Dakoury-Tabley. "Le problème, ce n’est pas entre les belligérants, c’est les médiateurs (...) Est-ce qu’on peut compter sur eux ? (...) On ne peut pas compter sur eux", a-t-il ajouté. D’après lui, le plan de l’ONU manque de précision et il est impossible à mettre en oeuvre. Il reproche en outre à Pierre Schori ses appels en faveur du désarmement des rebelles sans réclamer de mesure similaire aux forces gouvernementales. Il réserve cependant ses attaques les plus vives à Thabo Mbeki. "Thabo Mbeki a été maladroit. Nous avons décidé de ne pas voir Thabo Mbeki dans aucune délégation. Il est disqualifié à nos yeux", a prévenu le numéro deux des Forces nouvelles. Il a cependant assuré que les Forces nouvelles étaient disposées à rencontrer Olusegun Obasanjo.

Mardi 1er novemvre 2005, à Abidjan, des milliers de "jeunes patriotes" proches de la présidence arborant des t-shirts aux couleurs ivoiriennes (jaune, blanc et vert) ont assisté à un concert visant à célébrer le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo et la récente qualification de l’équipe nationale de football au Mundial allemand de 2006. Les partisans de Laurent Gbagbo se sont félicités de la résolution de l’ONU prolongeant le mandat du chef de l’Etat. "Il faut voter pour battre les rebelles dans les urnes", a déclaré Désiré Tagro, porte-parole du président ivoirien, lors de ce rassemblement.

Reuters

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