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lundi 24 avril 2017
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Reuters, 8 novembre 2005

Irak : Les Etats-Unis auraient employé des bombes au phosphore


ROME (Reuters) - Les forces américaines en Irak ont employé des bombes au phosphore blanc contre des populations civiles, à Falloudja, lors de l’offensive de novembre 2004, affirme un documentaire diffusé, mardi 8 novembre 2005, par la télévision publique italienne.


La RAI s’appuie notamment sur le témoignage de Jeff Englehart, présenté comme un ancien soldat de la Première division d’infanterie qui aurait pris part à l’offensive contre ce bastion de l’insurrection, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad. "Je sais que du phosphore blanc a été utilisé", déclare-t-il. "Le phosphore blanc tue indifféremment", poursuit-il, évoquant "des corps brûlés, des enfants et des femmes brûlés".

Pour l’armée américaine, qui assure n’employer aucune arme chimique, le phosphore blanc appartient à la catégorie des armes conventionnelles. "Je ne me souviens pas de l’utilisation de phosphore blanc, lors de l’offensive à Falloudja, à l’automne 2004", a déclaré à Bagdad le lieutenant-colonel Steven Boylan, porte-parole de l’armée américaine.

Substance incendiaire qui émet une vive lumière quand elle est exposée à l’air, le phosphore blanc est utilisé par les militaires pour marquer des cibles, éclairer des zones de combat ou, à l’inverse, dissimuler des mouvements de troupes. Mais l’usage d’armes incendiaires contre des populations civiles est interdit par la Convention de Genève de 1980. D’après un fonctionnaire de l’ONU, à New York, les Etats-Unis n’ont pas signé ce Protocole sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi des armes incendiaires.

Le documentaire diffusé par la RAI, sous le titre "Falloudja : le massacre caché", affirme que les forces américaines ont également utilisé des bombes incendiaires de type Mark 77, une arme similaire au napalm, contre des cibles militaires en Irak. Les auteurs du documentaire citent une lettre émanant, selon eux, du secrétaire d’Etat britannique aux Forces armées, Adam Ingram, et dans lequel il écrit que trente de ces bombes ont été larguées sur des objectifs militaires entre le 31 mars et le 2 avril 2003.

Reuters

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