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samedi 19 août 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Iran (1ère partie) : Du 12 janvier 2004 au 23 juin 2004
Communiqué du CICR, 2 mars 2004

L’Iran et le Comité international de la croix-rouge (CICR) font le point sur la question des prisonniers de guerre du conflit Irak-Iran


Scène de la guerre Irak-Iran, en 1980-1988

Le délégué général du Comité international de la croix-rouge (CICR) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Balthasar Staehelin, vient d’achever une visite en République islamique d’Iran, où il s’est entretenu avec de hauts responsables sur les questions encore en suspens au sujet des prisonniers de guerre capturés pendant le conflit Irak/Iran (1980-1988).

Scène de la guerre Irak-Iran, en 1980-1988


Depuis 1980, 56712 prisonniers de guerre irakiens ont été rapatriés d’Iran sous les auspices du CICR (2762 de 1980 à 1989 ; 40935 en 1990 ; 2376 de 1991 à 1997 ; 5584 en avril 1998 ; et 5055 de juin 1998 à mai 2003).

Scène de la guerre Irak-Iran, en 1980-1988

En juin 1998, l’Iran et le CICR ont adopté différentes mesures pour régler la question des prisonniers de guerre irakiens libérés par l’Iran qui ont décidé de ne pas retourner dans leur pays d’origine.

Les autorités iraniennes ont invité ces personnes, par le biais de nombreuses annonces publiques, à prendre contact avec le CICR. À ce jour, 7521 prisonniers de guerre irakiens libérés ont répondu à cet appel et se sont entretenus, dans plusieurs villes, avec des délégués du CICR. Aucun n’a exprimé le souhait d’être rapatrié en Irak.

Le 23 juin 2003, l’Iran a officiellement informé le CICR qu’il n’y avait plus de prisonniers de guerre irakiens internés sur son territoire.

Scène de la guerre Irak-Iran, en 1980-1988

Au cours des discussions, qui se sont déroulées à Téhéran, le CICR et l’Iran ont convenu d’un mécanisme officiel d’échange d’informations devant permettre de résoudre les cas des prisonniers de guerre libérés par l’Iran qui n’ont pas encore pris contact avec le CICR. L’institution espère pouvoir ainsi fournir des réponses aux familles concernées.

Les cas de 1093 Irakiens précédemment enregistrés par le CICR comme prisonniers de guerre et détenus par l’Iran sont toujours non résolus. Selon les autorités iraniennes, ces Irakiens sont du nombre des prisonniers qui ont été libérés en Iran.

En 1990 et 1991, des entretiens ont eu lieu avec 359 d’entre eux, pour vérifier s’ils désiraient ou non être rapatriés. Toutefois, le fait que moins d’un tiers des personnes composant le groupe ait été entendu n’a pas permis de brosser un tableau exhaustif de la situation.

Scène de la guerre Irak-Iran, en 1980-1988

L’existence de 265 autres cas de prisonniers de guerre irakiens présumés n’est connue du CICR qu’à travers des messages Croix-Rouge (brèves lettres personnelles échangées entre membres d’une même famille).

Le CICR a également fait savoir aux autorités iraniennes qu’il poursuivrait ses démarches en faveur des prisonniers de guerre iraniens attestés ou présumés, et qu’il s’efforcerait de mettre en place, avec les autorités irakiennes compétentes, un mécanisme approprié pour résoudre ces cas.

Scène de la guerre Irak-Iran, en 1980-1988

Il s’agit en particulier de huit Iraniens enregistrés par le CICR comme prisonniers de guerre et de 367 prisonniers de guerre iraniens présumés, dont le CICR a appris l’existence pendant la guerre, sur la base de témoignages d’autres prisonniers.

Les autorités irakiennes anciennement au pouvoir ont déclaré qu’il n’y avait plus de prisonniers de guerre iraniens internés en Irak.

Scène de la guerre Irak-Iran, en 1980-1988

Le CICR est disposé à soutenir les efforts déployés par l’Irak et l’Iran pour fournir des réponses quant au sort de ces prisonniers de guerre -attestés ou présumés-, comme l’exige la 3e Convention de Genève. Il espère que des informations pourront être données aux familles qui, dans les deux pays, vivent dans l’angoisse, car elles ignorent ce qu’il est advenu de leurs proches.

Scène de la guerre Irak-Iran, en 1980-1988

Le CICR encourage en outre les deux pays à continuer de travailler à résoudre d’autres problèmes humanitaires d’envergure découlant de la guerre Irak/Iran, comme celui des personnes portées disparues. L’institution mettra tout en oeuvre pour aider les deux pays dans ce domaine.

Blessé de guerre

Au cours de son séjour d’une semaine en Iran, M. Staehelin s’est également rendu au siège de la Société du Croissant-Rouge iranien, dont il a rencontré le président, le Dr Ahmad Ali Noorbala. Le désir mutuel de renforcer et d’élargir les relations de partenariat et de coopération entre les deux institutions a été au centre de leurs discussions.

Comité international de la croix-rouge

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