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dimanche 19 février 2017
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© SDA-ATS News Service, 2 mars 2004

Haïti : Guy Philippe appelle les partisans de Jean-Bertrand Aristide à déposer les armes


Le corps d’un homme assassiné au cours de la nuit du 1er au 2 mars 2004, à Port-au-Prince

PORT-AU-PRINCE -Le chef militaire des insurgés haïtiens, Guy Philippe, a appelé à nouveau les partisans du président déchu Jean Bertrand Aristide à déposer les armes.

Le calme régnait ce mardi matin, 2 mars 2004, à Port-au-Prince, après une deuxième nuit de couvre-feu.

Deux des quatre cadavres, mains attachées dans le dos, trouvés dans une décharge publique de Port-au-Prince, le 1er mars 2004


Un regain d’activité était sensible dans la capitale, avec une présence accrue de la population dans la rue et une augmentation du nombre de véhicules en circulation.

Deux hommes transportent un cochon pour le vendre au marché de Port-au-Prince, le 2 mars 2004

Dans ce contexte, l’ex-commissaire Guy Philippe, commandant en chef des forces armées du Nord, a lancé à la radio un appel en créole aux "chimères" -les milices armés pro-Aristide- toujours actives dans certains quartiers de la capitale, notamment dans la périphérie nord.

"Aristide est parti définitivement, n’utilisez plus vos armes, déposez-les, elles vous seront rachetées", a-t-il dit. Il a également demandé à la police haïtienne "d’effectuer des patrouilles, de protéger la population".

Deux policiers haïtiens fouillent un homme, afin de lui prendre son arme, à Port-au-Prince, le 1er mars 2004

Selon un responsable d’une compagnie de sécurité privée, des membres des "chimères" ont attaqué dans la nuit le supermarché d’une société franco-haïtienne KDIS et une succursale de la Capital Bank sur l’autoroute de Delmas. Ils ont toutefois été repoussées par les gardes de sécurité de ces sociétés.

Réagissant à l’appel du patronat qui lui avait demandé lundi de rétablir l’ordre à Port-au-Prince pour arrêter les pillages, Guy Philippe a par ailleurs indiqué que "nous ne pouvons rester sourds à cet appel, mais la police a décidé de prendre cela en charge".

Un policier haïtien pointe son fusil sur un pauvre homme qui volait de la farine dans un entrepôt de la zone portuaire, à Port-au-Prince, le 1er mars 2004

"Nous n’avons pas d’autre chef que le peuple haïtien, si le peuple nous demande de faire un autre travail, nous le ferons et seul le peuple peut nous demander ce qu’il veut", a-t-il souligné.

© SDA-ATS News Service

Guy Philippe et Louis-Jodel Chamblain

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