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vendredi 24 février 2017
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AFP, 16 novembre 2005

Côte d’Ivoire : Le procureur militaire prochainement à Man pour l’"affaire Mahé"


Le procureur militaire ivoirien, Ange Kessi, a indiqué, mercredi 16 novembre, à l’AFP, qu’il se rendrait prochainement à Man (ouest, sous contrôle rebelle), "avec des gendarmes français", pour localiser le corps de Firmin Mahé, un Ivoirien tué, en mai 2005, par des militaires français de l’Opération Licorne.


M. Kessi s’est entretenu, le 8 novembre 2005, à Paris, avec la juge française du tribunal aux armées de Paris, Brigitte Raynaud, qui enquête sur la mort de Firmin Mahé et qui a récemment délivré une commission rogatoire au procureur militaire. "Je viens de recevoir la commission rogatoire. Nous venons juste de commencer l’enquête", a indiqué M. Kessi, annonçant un déplacement prochain, à Man, "avec la gendarmerie française, pour localiser le corps de Mahé", sans toutefois préciser la date de ce déplacement. Selon M. Kessi, rentré, mardi 15 novembre 2005, de Paris, "tous ceux qui sont impliqués dans l’affaire, y compris Ivoiriens et Français, seront entendus". "Les discussions se sont bien passées avec la juge. Nous avons levé tous les obstacles et nous pensons que nous allons tout droit vers le déblocage de nos procédures", a indiqué à l’AFP le commandant Kessi. "Nous avons abordé le dossier du bombardement de Bouaké, les tirs de militaires français devant l’hotel Ivoire et évoqué l’affaire Poncet", a poursuivi le procureur militaire ivoirien.

Firmin Mahé, présenté par l’armée française comme un "coupeur de route", bandit de grand chemin responsable de meurtres et viols, a été "tué par étouffement par des militaires français dans un véhicule blindé" le 13 mai 2005, selon un rapport d’enquête remis au ministère français de la Défense. Cette affaire a conduit la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, à infliger un blâme, le 2 novembre 2005, au général Henri Poncet, qui commandait à l’époque des faits l’opération militaire française Licorne en Côte d’Ivoire. Selon le rapport d’enquête, le général Poncet "a été informé des faits, mais ne les a pas portés à la connaissance de ses autorités hiérarchiques".

La juge française et le procureur militaire enquêtent également sur le bombardement, le 6 novembre 2004, d’un cantonnement militaire français, à Bouaké (fief de l’ex-rébellion des Forces nouvelles qui tiennent tout le nord du pays), par l’aviation ivoirienne, qui avait tué neuf soldats français et un civil américain. L’enquête du procureur Kessi inclut les violences qui avaient suivi, en particulier la mort de manifestants ivoiriens tués par des militaires français, le 9 novembre 2004, à proximité de l’hôtel Ivoire, à Abidjan.

Agence France Presse

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