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samedi 29 avril 2017
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AP, 30 novembre 2005

Côte d’Ivoire : Mise en examen du colonel français Eric Burgaud


PARIS (AP) - Le colonel Eric Burgaud a été mis en examen, mercredi 30 novembre, pour "complicité d’homicide volontaire", dans l’enquête sur le décès suspect d’un civil ivoirien, en mai 2005, dans un véhicule blindé de la Force Licorne, a-t-on appris de sources judiciaires. Deux autres militaires, un adjudant-chef et le conducteur du véhicule blindé, ont également été mis en examen. Le premier pour "homicide volontaire" a été placé en détention provisoire ; le second mis en examen pour "complicité d’homicide volontaire" a été laissé en liberté malgré des réquisitions de mandat de dépôt. Un quatrième militaire devait être présenté, mercredi 30 novembre 2005, à la juge d’instruction Brigitte Raynaud.


Le colonel Burgaud, chef de corps de l’unité dans laquelle servaient les trois hommes, a été laissé en liberté par le juge des libertés et de la détention. Le juge d’instruction du Tribunal aux armées de Paris (TAP) souhaitait son placement en détention provisoire. Le parquet ne souhaitait pas son incarcération. Le colonel Burgaud est accusé par l’un des trois militaires d’avoir donné instruction d’achever un civil ivoirien, blessé par un tir de riposte. Ce que le gradé nie. Les déclarations des deux autres soldats ne semblent pas confirmer cette accusation.

Le civil ivoirien, Firmin Mahé, aurait été "tué par étouffement", le 13 mai 2005, par des militaires français dans un véhicule blindé de la Force Licorne, après qu’il eut été blessé par un tir de riposte. Le rapport d’enquête de l’armée, transmis par le ministère de la Défense à la juge d’instruction du Tribunal aux armées de Paris, fait apparaître deux niveaux de responsabilité dans cette mort. "Celui de l’implication directe ou indirecte dans l’homicide d’une part, celui de la falsification des rapports et de la dissimulation de l’ensemble des faits d’autre part". Pour avoir couvert ce décès, le général Henri Poncet, ancien commandant des forces françaises en Côte d’Ivoire, et plusieurs autres responsables militaires français ont été rappelés en France avant d’être suspendus par la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. Depuis, le général Poncet a fait l’objet d’un blâme, avant d’être muté.

Associated Press

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