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Reuters, 3 décembre 2005

Gabon : L’armée se tient prête à tirer sur la population


Vue de Libreville

LIBREVILLE (Reuters) - Les autorités gabonaises ont déployé, dans la nuit de vendredi 2 décembre à samedi 3 décembre 2005, des troupes dans les rues de la capitale, Libreville, avertissant que les soldats se tenaient prêts à tirer sans sommation pour empêcher toute manifestation violente contre la réélection du président, Omar Bongo.

Gabon


Ces renforts ont pris position dans la ville à la suite des troubles provoqués, jeudi 1er décembre, par des partisans des deux principaux candidats de l’opposition, selon lesquels l’élection présidentielle de dimanche 27 novembre, au terme de laquelle Omar Bongo a obtenu un nouveau mandat de sept ans, avait été truquée. Le doyen des chefs d’Etat africains en exercice a lancé, vendredi 2 novembre au soir, un appel au calme dans une allocution télévisée, sa première intervention publique depuis sa réélection le 27 novembre 2005. "Maintenant que l’élection est terminée, l’élection achevée, les choses doivent désormais reprendre leur cours normal dans un Etat de droit. En un mot, aucun désordre ne sera toléré", a-t-il averti. "Je vous demande, chers compatriotes, de ne pas créer de tensions inutiles, il faut cesser toutes les déclarations qui divisent les Gabonais et qui mènent à des actes de violences et de pillages", a-t-il continué.

Omar Bongo

Le Premier ministre, Jean-François Ntoutoume Emane, a déclaré que le gouvernement avait donné aux forces de sécurité le feu vert pour tirer sans sommation, à la suite des troubles survenus à Libreville et dans d’autres villes, qui ont fait au moins un mort. Des convois de véhicules militaires ont fait leur apparition aux principaux carrefours de la capitale, dans la nuit. Samedi 3 décembre 2005 au matin, le calme a régné dans les rues, nombre d’habitants étant restés chez eux.

Jean-François Ntoutoume Emane

Les forces de sécurité ont arrêté vingt-trois personnes, après les brèves émeutes de jeudi 1er décembre 2005, dans la capitale, au cours desquelles des manifestants ont brisé les vitres de commerces et de voitures, avant d’être dispersés par des policiers armés de matraques. Une personne a péri et plusieurs autres ont été blessées dans le quartier de Rio, dans la périphérie de Libreville, ont dit les forces de sécurité. Ces violences avaient fait suite à l’annonce, par la Cour constitutionnelle, de la réélection d’Omar Bongo, au pouvoir depuis 1967, par 79,2 % des suffrages.

Reuters

Un convoi militaire

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