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vendredi 24 février 2017
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AP, 28 décembre 2005

Côte d’Ivoire : Formation d’un gouvernement d’unité nationale


ABIDJAN (AP) - La Côte d’Ivoire a désormais un gouvernement d’unité nationale, composé de représentants du parti au pouvoir, de l’opposition politique et des rebelles : le bureau du président, Laurent Gbagbo, l’a annoncé, mercredi 28 décembre, en précisant que ce gouvernement comptait 32 membres. Ces derniers ont été choisis par le Premier ministre, Charles Konan Banny, nommé début décembre 2005. Gouverneur de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest, il a été désigné après que les médiateurs internationaux ont convaincu les parties d’accepter sa nomination.


Guillaume Soro, chef des Forces nouvelles (ex-rebelles) et nommé ministre de la Reconstruction, est numéro deux dans la hiérarchie du nouveau gouvernement, juste après le Premier ministre, selon le protocole officiel. Guillaume Soro n’était pas présent, lorsque Laurent Gbagbo a lu le décret de validation du gouvernement, et aucun représentant des rebelles n’était disponible dans l’immédiat pour commenter cette nouvelle équipe.

Plusieurs fidèles de Laurent Gbagbo comptent au nombre des nouveaux ministres, comme Antoine Bohoun Bouabrae, ministre du Plan et du Développement. Le puissant ministre de la Défense, qui contrôle l’armée ivoirienne, est René Kwasi Aphing, un indépendant.

La formation de ce gouvernement est une étape d’importance vers la réconciliation nationale dans une Côte d’Ivoire qui a plongé dans la guerre civile après une tentative de renversement du président Gbagbo, en septembre 2002, avec le nord du pays aux mains des insurgés et le sud, contrôlé par les forces gouvernementales. En dépit de nombreux accords de paix, ce pays d’Afrique de l’Ouest reste divisé. De précédents gouvernements de transition ont échoué, les rebelles et les milices alliées au gouvernement n’ont pas déposé les armes et quelque 10000 soldats français de la force Licorne et Casques bleus patrouillent les lignes de front.

Le mandat de Laurent Gbagbo s’est achevé le 31 octobre, mais faute d’avoir pu organiser des élections, il a obtenu de prolonger son mandat d’un an, avec l’accord de l’Union africaine. Les rebelles estiment que le président Gbagbo n’est plus le dirigeant légitime de Côte d’Ivoire, mais en acceptant de faire partie d’un gouvernement d’unité nationale, ils manifestent clairement le désir de s’engager dans le processus politique. Des médiateurs sud-africains, nigerians et d’autres ont oeuvré en faveur du retour sur les rails d’un tel processus. L’annonce de mercredi 28 décembre 2005 marque ainsi un rare moment d’accord entre les différentes parties ivoiriennes.

Associated Press

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