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samedi 22 avril 2017
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AFP, 1er janvier 2006

Proche-Orient : Le Hamas annonce la fin de la trêve avec les Israéliens

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GAZA (AFP) - Le mouvement palestinien Hamas, responsable de la plupart des attentats anti-israéliens, a annoncé, dimanche 1er janvier 2006, qu’il ne prolongeait pas l’accord sur une trêve de la violence, conclu, en mars 2005,avec le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas.


"Maintenant que la période d’accalmie est finie, nous confirmons que l’ennemi (israélien) va payer le prix de ses crimes contre notre peuple", a indiqué un communiqué des Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas. Le dirigeant du mouvement à l’étranger, Khaled Mechaal, avait déjà affirmé, en décembre 2005, à Damas que le Hamas ne prolongerait pas la trêve, "alors que notre peuple est assiégé".

Trois groupes armés palestiniens ont, par ailleurs, revendiqué, dimanche 1er janvier 2006, une série de tirs de roquettes contre Israël, à partir de la bande de Gaza, après l’expiration, à minuit heure locale, d’un accord sur la trêve de la violence. Les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et la branche armée du Jihad islamique ont annoncé, dans un communiqué conjoint, qu’elles avaient tiré, à 04h15, deux roquettes contre la ville israélienne de Sdérot, dans le désert du Néguev, qui n’ont pas fait de blessé. Les Comités de la résistance populaire ont, de leur côté, revendiqué, dans un autre communiqué parvenu à l’AFP, à Gaza, des tirs de roquettes contre des positions de l’armée israélienne et un kibboutz en Israël. "Plusieurs roquettes ont été tirées, mais elles n’ont pas atteint Israël", a ensuite indiqué une porte-parole de l’armée israélienne.

Les groupes de résistance palestiniens ont observé, de facto, depuis le 21 janvier 2005, une trêve de la violence, confirmée en mars 2005, en vertu d’un accord avec M. Abbas et prévue jusqu’à minuit, le 31 janvier 2005. Dans leur communiqué, les Comités de la résistance populaire ont indiqué que leurs tirs de roquettes étaient une riposte à la création, par l’armée israélienne, d’un "no man’s land" dans le nord de la bande de Gaza, destiné à empêcher les tirs de roquettes contre Israël. "Nous confirmons que nous allons combattre l’ennemi partout et que nous conserverons le contrôle du nord de la bande de Gaza pour le peuple. L’ennemi payera le prix de sa décision stupide (...). Nos combattants vont ouvrir les portes de l’enfer aux sionistes", a indiqué ce communiqué. Le Jihad islamique et les Brigades d’Al-Aqsa ont, de leur côté, indiqué que "les attaques confirment clairement que pour nous la trêve est finie (...) Nous ne resterons pas les bras croisés, et les sionistes ne jouiront pas de la sécurité s’ils poursuivent leurs attaques contre notre peuple".

Agence France Presse

Commentaire

Le gouvernement israélien porte une responsabilité écrasante dans la fin de la trêve. Au lieu de saisir l’occasion de cette trêve pour adopter un comportement correct avec les Palestiniens, il n’a pas cessé de recourir au despotisme, spoliant les terres, assassinant, lançant continuellement des raids provocateurs dans les localités palestiniennes, multipliant les arrestations, etc... Ce sont ces agissements qui ont suscité des attentats palestiniens en représailles. Les actes du gouvernement israélien étaient en totale contradiction avec sa prétendue volonté de paix. Du point de vue du commun des Palestiniens, la trêve n’a absolument rien changé au comportement des Israéliens.

Il est bien évident que les agissements despotiques des Israéliens ne pouvaient que saper l’autorité morale de Mahmoud Abbas, puisqu’il semblait victime d’un marché de dupes et traité avec une ostensible désinvolture par le gouvernement d’Israël. Si le gouvernement israélien s’était comporté autrement, Mahmoud Abbas aurait pu se prévaloir de résultat concrets dont chaque Palestinien aurait bénéficié. L’atmosphère aurait alors pu évoluer dans le sens de l’intérêt général et les partisans de la poursuite des hostilités se seraient retrouvés minorisés.

Frank BRUNNER

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