retour article original

dimanche 25 juin 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Côte d’Ivoire
AP, 9 janvier 2006

Côte d’Ivoire : Jacques Chirac tire la leçon de l’affaire Mahé


Un soldat français en Côte d’Ivoire

PARIS (AP) - Le meurtre du civil ivoirien Firmin Mahé par des militaires français, en Côte d’Ivoire, est un "acte condamnable", mais "qui ne saurait en rien ternir la réputation des armées françaises", a affirmé, lundi 9 janvier 2006, Jacques Chirac, qui a évoqué pour la première fois cette "faute grave" lors de ses voeux aux armées.


L’ancien patron de la force Licorne en Côte d’Ivoire, le général Henri Poncet, a été mis en examen pour "complicité d’homicide volontaire" dans la mort de Firmin Mahé, étouffé, le 13 mai 2005, par deux soldats français dans un blindé léger. Devant les militaires réunis, lundi 9 janvier 2006, à l’Elysée, le chef de l’Etat, chef des armées, a souligné que "cet acte condamnable a été rendu public à l’initiative de votre hiérarchie".

Un véhicule blindé léger équipé d’un missile antichar TOW

Cet acte "ne saurait en rien ternir la réputation des armées françaises" mais "doit néanmoins vous inciter à réfléchir toujours davantage au sens profond du métier des armes", a affirmé Jacques Chirac. Et de souligner l’importance de l’éthique militaire qui "doit vous guider tout au long de votre carrière". "Les Françaises et les Français attendent de vous, qui portez les armes de la Nation, la plus grande exemplarité. Ils attendent un comportement irréprochable fait de droiture, d’honnêteté et de respect d’autrui", a insisté Jacques Chirac, en présence du Premier ministre, Dominique de Villepin, et de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.

Un soldat français en Côte d’Ivoire

"L’affaire Mahé a rempli d’amertume et de tristesse" les militaires français, avait reconnu auparavant le général Henri Bentegeat, chef d’état-major de l’armée française. Ils ont été "meurtris par la médiatisation inévitable de cette dérive". Toutefois, il s’agit d’un "fait unique, immédiatement sanctionné", a-t-il souligné. Selon le général Bentegeat, cette affaire a "une valeur d’avertissement" : "on ne transige pas avec l’honneur".

Henri Bentegeat

L’enquête sur la mort de Firmin Mahé s’est accélérée, le 13 décembre 2005, avec la mise en examen pour "complicité d’homicide volontaire" du général Henri Poncet, ex-patron des forces françaises en Côte d’Ivoire. Henri Poncet, aujourd’hui général de corps d’armée et ancien patron de la Force Licorne en Côte d’Ivoire, a été mis en cause par le colonel Eric Burgaud, lui-même mis en examen, le 30 novembre 2005, pour "complicité de meurtre" dans ce dossier et laissé en liberté. Deux autres soldats, Guy Raugel et Johannes Schnier, mis en examen pour meurtre, ont été placés en détention provisoire, tandis que le troisième homme, le conducteur du blindé, Lianrifou Ben Youssouf, poursuivi pour complicité de meurtre, a été laissé en liberté.

Associated Press

Henri Poncet

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source