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AP, 18 janvier 2006

Côte d’Ivoire : L’armée française pourrait intervenir, selon le général Bentegeat


Des partisans de Laurent Gbagbo brûlent des pneus devant le siège de l’ONUCI, à Abidjan, le 17 janvier 2006

PARIS (AP) - Le général Henri Bentegeat, chef d’état-major des armées, a estimé, mercredi 18 janvier 2006, qu’"on ne peut pas exclure" l’intervention des forces françaises présentes en Côte d’Ivoire, si "des vies étaient en danger".


Des manifestations des partisans du président, Laurent Gbagbo, ont de nouveau agité la Côte d’Ivoire, ces jours derniers, et l’ambassade de France se trouvait encerclée. "Les autorisations de tirs sont liées à des règles d’engagement qui sont fixées par le droit international et le droit français", a souligné le général Bentegeat, sur Europe-1. "On ne peut pas l’exclure mais cela n’interviendrait que si la vie de personnes était en danger". Le chef d’état-major des armées a noté que "les choses sont simples et claires même si, dans la réalité, au quotidien pour nos soldats, ce n’est pas facile". "L’armée française n’est là qu’en fonction des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, avec une mission précise de soutenir la force des Nations unies en Côte d’Ivoire" ainsi que "protéger les ressortissants français", a-t-il rappelé. Mardi 17 janvier 2006, l’armée française est intervenue "parce que nous avons dû renforcer les troupes de l’ONU qui se trouvaient au siège même de la force des Nations Unies à Abidjan", a précisé le général Bentegeat. "Nous le ferons autant que ce sera nécessaire puisque c’est notre première mission".

Laurent Gbagbo

Quant à la crise politique, le général Bentegeat a souligné que "cette affaire dure depuis plus de trois ans. Il y a une mauvaise volonté évidente des deux parties pour arriver à une solution durable". "Le Conseil de sécurité a prévenu depuis longtemps qu’il faudrait des sanctions, encore faut-il l’accord de l’Union africaine", mais "je pense que le moment est venu", a-t-il souligné.

Une manifestante devant l’ambassade de France, à Abidjan, le 17 janvier 2006

Interrogé sur un départ des forces françaises de Côte d’Ivoire, le chef d’état-major des armées a écarté la question, observant que "l’Afrique nous concerne parce qu’on a des liens historiques, affectifs très forts". "Si nous laissons l’Afrique dériver comme elle a commencé à le faire dans un cycle de violences ininterrompues, nous aurons un énorme problèmes, nous Européens, parce que l’immigration clandestine atteindra des proportions absolument intolérables", a prévenu le général Bentegeat. Et de conclure qu’"il nous faut impérativement arrêter ce cycle de violences".

Associated Press

Henri Bentegeat

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