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dimanche 23 juillet 2017
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Reuters, 30 janvier 2006

Côte d’Ivoire : La peur éloigne les ouvriers agricoles des plantations de cacao


Des sacs de fèves de cacao prêts à l’exportation

TEADY, Côte d’Ivoire (Reuters) - Des ouvriers agricoles de l’ouest de la Côte d’Ivoire quittent leurs plantations de cacao pour aller protéger leurs villages, craignant de nouvelles violences après les attaques contre des soldats de l’ONU perpétrées, en janvier 2006, dans la région.


Certains ont mis leurs femmes et leurs enfants, qui souvent travaillent à leurs côtés dans les plantations, à l’abri dans des villes voisines, tandis qu’ils surveillent leurs foyers. "Sans la paix nous ne pouvons pas travailler dans les champs et produire du cacao", explique Issa Dieka Ouattara, 53 ans. Il est à la tête d’un groupe d’immigrés répartis dans 40 communautés établies autour de la ville de Fengolo, un secteur sous forte tension ethnique. "Quand il y a des crises nous préférons évacuer nos femmes et nos enfants et garder un oeil sur nos villages plutôt que de nous concentrer sur la récolte du cacao", ajoute Issa Dieka Ouattara. Les acheteurs et les négociants craignent que cet exode ne porte atteinte à la récolte de mi-saison, prévue en avril, dans ce pays qui est le premier producteur mondial de cacao, principale source de devises pour l’Etat ivoirien.

Une habitation pillée par les rebelles, à Fengolo

Des partisans du président, Laurent Gbabgo, membres du mouvement des Jeunes patriotes, ont attaqué, il y a deux semaines, dans le sud du pays, des bases de la mission de la paix de l’ONU, perturbant provisoirement les exportations de cacao et faisant craindre une reprise de la guerre dans ce pays divisé en deux -le Nord étant contrôlé par des rebelles- depuis 2002.

Reuters

Ce puits se trouve dans la cour de la famille Die Tronh, à Fengolo. Les vingt personnes qui se trouvaient à la maison, ce jour-là, ont été jetées vivantes dans le puits, avant d’être mitraillées par les rebelles

Un morceau de vêtement d’une victime qui se débattait est resté accroché sur la margelle, lorsque les malheureux ont étés jetés dans l’eau

Des cadavres au fond du puits

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