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vendredi 24 mars 2017
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Reuters, 7 février 2006

Côte d’Ivoire : Sanctions de l’ONU à l’égard de trois leaders


Scène de marché à Abidjan, le 3 février 2006

NATIONS UNIES (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations Unies a infligé, mardi 7 février 2006, comme prévu, des sanctions à trois responsables ivoiriens accusés de faire obstacle au processus de paix.


Adoptées à l’unanimité, ces sanctions visent Charles Blé Goudé et Eugène Djué, deux dirigeants des "jeunes patriotes", milice favorable au président, Laurent Gbagbo, à l’origine des émeutes de janvier 2006, ainsi que Fofié Kouakou, chef militaire des Forces nouvelles à Korhogo, dans le Grand nord ivoirien.

Charles Blé Goudé

Sidiki Konaté, porte-parole du mouvement rebelle qui tient la moitié nord du pays, a dénoncé une décision "erronée et lâche" qui n’apporte pas de solution au problème, puisqu’il s’agissait, selon lui, de punir les responsables des événements de janvier 2006. De "jeunes patriotes" avaient alors paralysé, quatre jours durant, la capitale économique et attaqué des bases de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) dans l’Ouest.

Sidiki Konaté (à droite de l’image)

En prévision de possibles représailles à l’annonce des sanctions, qui interdisent aux intéressés de voyager et imposent le gel de leurs avoirs financiers, l’ONU a évacué 400 membres de son personnel civil de Côte d’Ivoire et rappelé aux différents protagonistes qu’ils étaient responsables de la sécurité des 7000 casques bleus.

Eugène Djué

La décision des Nations Unies, attendue depuis plusieurs jours, a coïncidé avec la victoire de l’équipe nationale en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations, face au Nigeria, et l’ambiance dans les rues d’Abidjan était davantage à la fête qu’à l’affrontement.

Fofié Kouakou passe en revue des rebelles, à Korhogo, le 19 avril 2004

Dans l’Ouest en revanche, douze villageois ont été tués, lors de ce qui semble être un règlement de comptes. Si leur mort est sans rapport avec l’affaire, elle souligne l’instabilité de la zone, dont les casques bleus se sont retirés après les émeutes de janvier 2006. Pierre Schori, représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, "est très inquiet de ce qui se passe dans l’Ouest. La situation ne peut rester en l’état. Les troupes doivent y retourner avant que les ONG ne reviennent", a déclaré à Reuters Gilles Combarieu, porte-parole de l’ONUCI.

Reuters

Des blindés français à Abidjan, le 4 février 2006

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