retour article original

mercredi 29 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Proche Orient (13ème partie) : De janvier 2006 à juin (...)
AP, 13 février 2006

Proche Orient : Le Hamas dénonce "une sorte de coup d’Etat" du Fatah de Mahmoud Abbas


RAMALLAH, Cisjordanie (AP) - Le Parlement palestinien a accordé de nouveaux pouvoirs au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lundi 13 février 2006, quelques jours avant que le Hamas ne prenne le contrôle du Conseil législatif.


Les députés du Fatah, le parti de M. Abbas qui a perdu les élections législatives, ont profité de leur dernière session pour donner à M. Abbas la possibilité de nommer un nouveau Conseil constitutionnel ayant le dernier mot dans les différends entre le président de l’Autorité et un gouvernement formé par le Hamas, et pouvant mettre son veto à toute loi qu’il jugerait anticonstitutionnelle. Ils ont également placé des loyalistes du Fatah à quatre postes-clefs, dont celui de chef du groupe gouvernemental chargé de traquer la corruption dans l’administration. Le Hamas a remporté les élections législatives du 25 janvier 2006 avec un programme promettant la fin d’années de népotisme, de détournement de fonds et de mauvaise gestion du Fatah.

Les dernières volontés du Conseil législatif ont fait enrager le Hamas, qui devra réunir une majorité des deux tiers, soit 88 des 132 sièges, pour modifier ces décisions. Le Mouvement de la résistance islamique contrôlera 74 sièges, mais dispose aussi du soutien de plusieurs indépendants au nouveau Conseil, qui tiendra sa première session samedi 18 février. Le porte-parole du Hamas, Saïd Siyam, a estimé que le Parlement n’avait "pas l’autorité" pour prendre de telles mesures et déclaré que son parti les annulerait dès samedi 18 février 2006. Car comme le soulignait un député-élu du Mouvement islamiste, Abdel Aziz Douaïk, cette nouvelle loi "remets toute l’autorité entre les mains du président". "C’est une sorte de coup d’Etat sans effusion de sang", a-t-il ajouté.

Mahmoud Abbas, élu, en 2005, pour quatre ans, est un modéré qui souhaite reprendre les négociations de paix avec Israël, tandis que le Hamas ne reconnaît pas l’Etat hébreu et prône sa destruction, malgré la menace de la communauté internationale de suspendre l’aide aux Territoires. Le président russe, Vladimir Poutine, qui a invité les chefs du mouvement islamiste à Moscou, a déclaré qu’il les inciterait à reconnaître Israël et renoncer à la violence. Mais, dans un entretien publié, lundi 13 février 2006, par le journal russe "Nezavisimaya Gazeta", le chef politique du Hamas, Khaled Méchaal, déclare que son groupe rejette les exigences internationales de renoncement à la violence tant qu’Israël ne se sera pas engagé à quitter tous les Territoires occupés. Le diplomate russe à l’ONU, Andreï Denisov, a estimé, selon le journal "Izvestia", que suspendre l’aide internationale serait "contre-productif" et que l’histoire était "pleine d’exemples de radicaux adoptant une attitude plus réaliste et constructive une fois au pouvoir". "Nous espérons tous que le Hamas va se montrer sensé."

Associated Press

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source