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lundi 20 février 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (2ème partie) : Du 1er mars 2004 au 31 mars 2004
AFP, 10 mars 2004

Les violences se poursuivent en Irak


BAGDAD (AFP) - Les violences se poursuivent en Irak où quatre civils ont été blessés, mercredi 10 mars 2004, au lendemain de la mort d’un soldat américain après la signature de la Constitution provisoire critiquée par des chiites, tandis que le Pentagone a annoncé la mort d’Abou Abbas en prison.

Quatre Irakiens, dont un enfant, ont été blessés dans l’explosion d’une bombe près d’une permanence du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), à Baaqouba (40 km au nord de Bagdad), selon un responsable de la principale formation chiite que dirige Abdel Aziz Hakim, membre du Conseil de gouvernement. "Les blessés ont été légèrement atteints mais le bâtiment a été sérieusement endommagé", a indiqué ce responsable, Faraj Hatem.


Mardi 9 mars 2004, un soldat de la 1ère division d’infanterie de l’armée américaine en cours de déploiement en Irak a été tué dans l’explosion d’une bombe dans la région de Baaqouba, selon le porte-parole de cette division, le commandant Neal O’Brien, qui a précisé qu’il s’agit du premier soldat de la 1ère division à trouver la mort en Irak.

A Bagdad, six explosions ont été entendues près du quartier-général de la coalition mercredi matin 10 mars 2004. "Il y a eu six explosions près du point de contrôle numéro 3 à 06H15 locales (03H15 GMT) et elles font actuellement l’objet d’une enquête", a déclaré un porte-parole militaire américain qui n’a pu préciser si elles avaient fait des victimes.

Le point de contrôle No 3 est situé dans le bas de l’artère reliant l’hôtel Bagdad aux bâtiments de la coalition qui ont été dimanche la cible de tirs de roquettes. Ce secteur, baptisé "zone verte", est le plus sécurisé de la capitale irakienne. Depuis octobre 2003, il est régulièrement visé par des tirs de roquettes et d’obus de mortier.

Entre-temps, la signature, lundi 8 mars 2004, de la Constitution provisoire continue de susciter des critiques au sein de la communauté chiite, majoritaire en Irak.

Mardi 9 mars 2004, le chef chiite radical irakien Moqtada Sadr a dénoncé cette Constitution en termes virulents au lendemain de réserves exprimées sur ce texte par le grand ayatollah Ali Sistani, le plus influent des dignitaires chiites d’Irak. "Cette loi négociée en secret est un document illégitime qui ne reflète pas les aspirations du peuple", a affirmé M. Sadr dans un communiqué. Selon lui, certains articles de la loi fondamentale provisoire "minimisent le rôle de l’islam et ignorent avec insolence la volonté de l’écrasante majorité du peuple".

"Nous rejetons cette oeuvre dans sa totalité", a-t-il dit, reprochant au Conseil de gouvernement transitoire d’avoir "négocié ce document avec les forces de l’occupation dans un coin sombre sans le soumettre au peuple et sans lui donner l’occasion de mesurer la profondeur de l’abîme dans lequel on veut le précipiter". Il a appelé tous les Irakiens à dénoncer le texte avec "fermeté pour empêcher les ennemis de rétablir un régime identique à celui de Saddam Hussein", le président déchu.

Le Pentagone a annoncé la mort, lundi 8 mars 2004, dans une prison américaine, d’Abou Abbas, le cerveau de la prise d’otages du paquebot italien Achille Lauro en 1985, près d’un an après avoir été arrêté à Bagdad où il avait trouvé refuge.

"Nos premières informations indiquent que les causes de la mort sont naturelles", a précisé le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman, soulignant que "les tentatives de le réanimer avaient échoué" et qu’une autopsie serait réalisée. Un responsable de l’Autorité palestinienne à Ramallah a fait valoir qu’Abou Abbas, qui dirigeait le groupe radical Mouvement de libération de la Palestine, souffrait d’une maladie cardiaque.

L’administrateur civil américain Paul Bremer a discuté, mardi 9 mars 2004, avec une équipe de juristes américains, de la procédure à suivre pour juger l’ancien président irakien Saddam Hussein et près de 200 des piliers de son régime déchu, a indiqué son porte-parole Dan Senor. "Les Irakiens auront le rôle principal. Il s’agira de leur procès", a-t-il dit, ajoutant qu’aucun procès de crime de guerre n’est prévu avant le transfert du pouvoir aux Irakiens prévu pour le 30 juin 2004.

Agence France Presse

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