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AP, 27 mars 2006

Proche Orient : La Ligue arabe maintient son aide financière à l’Autorité palestinienne

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KHARTOUM, Soudan (AP) - Les dirigeants arabes vont annoncer, cette semaine, lors du sommet de la Ligue arabe, à Khartoum, qu’ils continuent de soutenir financièrement l’Autorité palestinienne, malgré la demande américaine de stopper leur aide au nouveau gouvernement dirigé par le Hamas. Les dirigeants de la Ligue Arabe se sont entendus, dimanche 26 mars 2006, sur un projet de déclaration maintenant le montant de leur aide à 55 millions de dollars par mois. Ils ignorent ainsi l’appel de Khaled Mechaal, l’un des chefs du Hamas, qui souhaite que cette contribution s’élève à 170 millions de dollars.


Les dirigeants des pays arabes se réunissent, mardi 28 mars et mercredi 29 mars 2006, dans la capitale soudanaise, Khartoum, pour entériner la déclaration élaborée par leurs ministres des Affaires étrangères ce week-end. Le gouvernement palestinien dirigé par le Hamas devrait être investi le jour suivant. Ce texte devrait souligner l’adhésion des nations arabes à une initiative de paix lancée par la Ligue arabe, en 2002, qui avait offert de reconnaître Israël en échange de son retrait total des territoires occupés. Le ministre des Affaires étrangères palestinien sortant, Nasser Al-Kidwa, a déclaré qu’en vertu de ce texte, le Hamas, qui refuse de reconnaître les frontières israéliennes d’avant 1967, serait en désaccord avec le reste du monde arabe. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a appelé le Hamas à modérer sa position, "afin d’éviter au peuple palestinien d’être isolé sur le plan régional et international".

Associated Press

Commentaire

Dans la mesure où le gouvernement israélien n’a pas la moindre intention de revenir aux frontières de 1967, l’initiative de paix arabe, en 2002, et le refus par le Hamas de reconnaître Israël, ne présentent qu’un intérêt académique. Même si le Hamas acceptait de reconnaître Israël, le gouvernement israélien persisterait à exclure un retour aux frontières de 1967.

Autrement dit, l’attitude du Hamas à l’égard d’Israël n’a aucune influence réelle sur la politique du gouvernement israélien. Elle n’est qu’un prétexte. Si le gouvernement israélien ne pouvait pas invoquer l’attitude du Hamas, il inventerait n’importe quel autre prétexte pour annexer toutes les terres palestiniennes qu’il veut annexer.

Frank BRUNNER

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