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AFP, 31 mars 2006

Proche Orient : Ismaïl Haniyeh dénonce la partialité des gouvernements occidentaux à l’encontre des Palestiniens


Le nouveau Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, écrit que les Palestiniens sont "écoeurés et fatigués de l’approche raciste de l’Occident" face au conflit du Proche-Orient, dans un article publié, vendredi 31 mars 2006, par le Guardian et intitulé "Une bonne paix ou pas de paix".


Le chef du gouvernement formé par le Hamas estime dans le quotidien britannique que l’unilatéralisme israélien mène au conflit et se demande si les politiciens occidentaux n’ont "pas honte de leur scandaleuse politique du deux poids deux mesures". Il juge que l’Occident a accumulé les exigences auprès du Hamas, depuis que le mouvement a remporté les élections palestiniennes de janvier, alors que des exigences comparables n’ont pas été adressées, selon lui, aux Israéliens pour le scrutin de mardi 28 mars 2006.

Le parti centriste Kadima du Premier ministre par intérim Ehud Olmert a remporté les élections en faisant campagne pour un établissement des frontières d’Israël pour 2010 sans consultation préalable avec la partie palestinienne, souligne le Premier ministre palestinien. "L’unilatéralisme d’Olmert est une recette pour un conflit", ajoute M. Haniyeh, en faisant observer que le problème au Proche-Orient n’est pas la relation avec tel ou tel groupe palestinien, mais "le déni de nos droits les plus élémentaires" par Israël.

Alors que le Hamas est considéré par les Etats-Unis, l’Union européenne et Israël comme une organisation terroriste, le nouveau gouvernement palestinien, à peine entré en fonctions, a été menacé par le Quartette pour le Proche-Orient (Union européenne, Etats-Unis, Russie, ONU) d’un arrêt des aides directes, que Washington et Ottawa ont déjà suspendues.

"Au Hamas, nous sommes pour la paix et voulons mettre un terme à l’effusion de sang. Nous observons une paix unilatérale depuis plus d’un an sans réciprocité de la part de la partie israélienne", écrit M. Haniyeh. "Le message du Hamas et de l’Autorité palestinienne au monde est le suivant : ne nous parlez plus de reconnaître le droit d’Israël à exister ou de mettre fin à la résistance tant que vous n’aurez pas obtenu de la part des Israéliens un engagement à se retirer de nos terres et à reconnaître nos droits", ajoute-t-il.

"Nous sommes écoeurés et fatigués de l’approche raciste de l’Occident face au conflit, dans lequel les Palestiniens sont considérés comme inférieurs (aux Israéliens)". "Si les Israéliens continuent à nous attaquer, à tuer notre peuple, à détruire ses maisons, imposer des sanctions, à nous punir collectivement, emprisonner les hommes et les femmes, lorsqu’ils tentent de défendre leurs droits, nous nous réserverons le droit de riposter par tous les moyens disponibles", souligne-t-il. "C’est le bon moment pour faire la paix, si le monde veut la paix", conclut-il.

Agence France Presse

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source