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mercredi 28 juin 2017
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AFP, 2 avril 2006

Proche Orient : Le Hamas promet de mettre fin au chaos sécuritaire


GAZA, 2 avr 2006 (AFP) - Le ministre palestinien de l’Intérieur, Said Siam, a promis, dimanche 2 avril, que son gouvernement dirigé par le Hamas mettra fin au chaos sécuritaire et à l’impunité des groupes armés, après les affrontements inter-palestiniens meurtriers, vendredi 31 mars, à Gaza. Samedi 1er avril 2006, le Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, a qualifié la situation de "dangereuse" et affirmé qu’il entendait ramener le calme.


"Nous ferons en sorte que personne ne soit au-dessus des lois et allons mettre fin à l’instabilité et au chaos", a affirmé M. Siam, à propos des affrontements qui ont fait trois tués et trente-six blessés à la suite de l’assassinat de Abou Youssef Al-Gouya, un chef militaire des Comités de la résistance populaire. "Nous allons donner aux forces de sécurité tous les pouvoirs et toute l’autorité requise pour enquêter sur ce crime, ainsi que sur les heurts qui ont fait trois morts et des blessés", a ajouté M. Siam en allusion à une commission d’enquête nommée dès vendredi 31 mars 2006.

Le Comité des forces islamiques et nationales, qui coiffe les divers groupes armés palestiniens, a également appelé à la fin de l’instabilité et du chaos, et condamné la guerre des mots entre les groupes rivaux qui a éclaté après l’assassinat d’Abou Yussef Al-Gouga. "Nous condamnons les accusations proférées par les divers groupes armés et réaffirmons qu’il faut préserver l’unité des Palestiniens dans la lutte contre l’occupation", a indiqué ce Comité dans un communiqué.

Le mouvement Fatah du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dont certains membres se sont affrontés avec des membres de ces Comités, ont exprimé leur inquiétude à propos de l’unité du peuple palestinien et d’une effusion de sang. "Pour nous il s’agit d’une ligne rouge. Nous ne permettrons à personne de la franchir pour servir ses intérêts et celui de tel ou tel parti", a indiqué un communiqué du Fatah. "Nous réaffirmons notre engagement à soutenir l’Autorité palestinienne et le respect de la loi, ainsi que la décision du gouvernement dirigé par Ismaïl Haniya de constituer une commission chargée d’enquêter ce qui s’est passé à Gaza", a ajouté le communiqué.

Les violences interpalestiniennes de vendredi 31 mars 2006 constituent le premier défi pour le nouveau gouvernement du Hamas qui a été investi deux jours plus tôt, à la suite de sa victoire électorale, en janvier 2006, face au Fatah.

Cette explosion de violence intervient alors que plusieurs pays occidentaux ont annoncé le boycott du gouvernement, mis en place mercredi 29 mars 2006, et l’arrêt du versement d’aides directes. Les Etats-Unis, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, ont annoncé que les diplomates américains n’auront "aucun contact (...) avec des officiels palestiniens placés sous l’autorité du Premier ministre ou de n’importe quel autre ministre du gouvernement dirigé par le Hamas". Le Canada et les Pays-Bas se sont ralliés à cette position, alors que le Quartette a menacé d’un arrêt des aides directes au cabinet. L’ancien Premier ministre israélien, Shimon Peres, devrait rencontrer, jeudi 6 avril 2006, au Vatican, le pape Benoît 16, pour tenter de le rallier au boycottage du cabinet Hamas.

Agence France Presse

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