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mercredi 24 mai 2017
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Reuters, 28 avril 2006

Proche Orient : Paris propose un fonds fiduciaire pour l’aide aux Palestiniens


PARIS (Reuters) - Jacques Chirac a lancé l’idée d’un fonds géré par la Banque mondiale qui permettrait de payer les 165000 fonctionnaires palestiniens, dont les salaires sont dépendants de l’aide internationale.


Lors d’une heure d’entrevue à l’Elysée, Jacques Chirac a avancé un certain nombre d’idées permettant de reprendre l’aide directe versée aux Palestiniens par les Etats-Unis et l’Union européenne, suspendue depuis l’arrivée du Hamas au pouvoir. "On pourrait étudier d’urgence la création d’un fonds fiduciaire, géré par exemple par la Banque mondiale, et qui serait destinataire de l’aide destinée à payer les salaires des fonctionnaires", a dit le porte-parole du président français, Jérôme Bonnafont, après un entretien entre Jacques Chirac et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. "La France propose à ses partenaires européens et internationaux, notamment dans la perspective de la réunion du Quartet, le 9 mai 2006, que l’on réfléchisse très rapidement à un dispositif qui permette la reprise de l’aide", a dit Jérôme Bonnafont. L’aide "doit pouvoir être maintenue en passant par des institutions indépendantes du gouvernement" et "l’aide directe au service de la présidence de l’Autorité palestinienne pourrait être accrue", a-t-il précisé.

L’aide humanitaire n’est pas concernée par la suspension de l’assistance décidée au lendemain de l’arrivée au pouvoir du Hamas, vainqueur des élections législatives, en janvier 2006. L’aide internationale aux territoires palestiniens est estimée à 1,3 milliard de dollars par an. Les premiers contributeurs sont l’Union européenne, qui en apporte la moitié (650 millions de dollars, soit 500 millions d’euros). Viennent ensuite les Etats-Unis (300 millions de dollars dont 200 millions transitent par les organisations non gouvernementales), les pays arabes (250 millions de dollars) et le Japon (100 millions de dollars). La France apporte, en plus de la contribution européenne, une aide bilatérale aux Palestiniens de 25 millions d’euros, qui finance notamment un centre culturel et des projets de coopération.

Reuters

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