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AFP, 15 mars 2004

Iran : Téhéran assure pouvoir s’entendre avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)


Vue de Teheran

TEHERAN (AFP) - Le maître d’oeuvre du nucléaire iranien a considérablement adouci le ton officiel en assurant que répondre aux questions de l’agence de sûreté nucléaire de l’Onu ne devrait pas être "très compliqué", pas plus que de s’entendre sur une nouvelle inspection.


Dans une résolution adoptée samedi 13 mars 2004, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’alarme que l’Iran, malgré les engagements pris fin 2003 pour dissiper les craintes que son programme nucléaire civil ne couvrait pas un programme militaire, ait laissé dans l’ombre une partie très sensible de ses activités passées et présentes. Elle appelle Téhéran à "prendre d’urgence toutes les mesures" pour dissiper cette inquiétude.

Le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à Vienne

Elle dit sa préoccupation devant un "certain nombre d’omissions" de la part de la République islamique et de "questions restant sans réponse", notamment la possession non-déclarée de plans d’un modèle avancé de centrifugeuse (G2 ou P2) servant à l’enrichissement de combustible nucléaire, ou encore l’expérimentation avec du polonium 210, pouvant servir à régler le déclenchement d’explosions nucléaires.

"Résoudre ces problèmes n’est pas très compliqué", a déclaré, dans la nuit de dimanche 14 à lundi 15 mars 2004 ,le responsable du dossier en Iran, Hassan Rohani, cité par l’agence officielle Irna.

Hassan Rohani

De même, le report, qui a fait grand bruit, d’une mission d’inspection de l’AIEA, attendue samedi 13 mars 2004, en Iran, n’est plus qu’un "problème technique", a-t-il déclaré au moment de s’envoler pour le Japon : "Le moment choisi par l’agence n’était pas approprié et, dans les discussions avec l’agence, nous parviendrons très certainement à un accord".

Dans les propos rapportés par Irna, M. Rohani ne présente plus ce report comme une mesure de représailles à la résolution adoptée samedi 13 mars 2004.

Les Iraniens avaient commencé par invoquer la concomitance avec le nouvel an national, le 20 mars, pour justifier le refus d’autoriser l’entrée des inspecteurs. Puis ils avaient déclaré qu’il s’agissait de leur "réponse à une résolution insultante et inéquitable".

Les Iraniens ont vivement réagi à la résolution de l’AIEA, qu’ont soutenue leurs "ennemis américains" et qui laisse en suspens au-dessus de leur tête, au moins jusqu’à la prochaine session de l’agence en juin 2004, la menace d’une saisine du Conseil de sécurité de l’ONU et de sanctions internationales.

Le Conseil de sécuritté de l’ONU

Le porte-parole des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, a ainsi prévenu, dimanche 14 mars 2004, que l’Iran pourrait revoir le niveau de sa coopération avec l’AIEA, sans toutefois envisager de se désengager du Traité de non-prolifération. M. Assefi a cependant reconnu que la coopération elle-même n’était pas remise en cause et que la République islamique y trouvait son "intérêt".

Hamid Reza Asefi

C’est sur cet "intérêt" qu’a insisté dimanche 124 mars 2004 au soir le directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei. Les Iraniens "se puniraient eux-mêmes en retardant les choses", alors qu’ils veulent voir leur dossier retirer de l’ordre du jour de l’AIEA, a-t-il déclaré dans l’avion qui l’emmenait à Washington où il devait rencontrer le président George W. Bush mercredi 17 mars 2004.

Mohamed El Baradei

M. ElBaradei a fait miroiter la perspective que le dossier iranien puisse être quasiment refermé d’ici à la fin de l’année. Mais il faut pour cela que l’Iran affiche "une transparence complète" et que l’AIEA puisse reprendre "le plus tôt possible" le cours de ses inspections en Iran, a-t-il dit en espérant que les Iraniens laisseraient entrer les experts de l’agence dans les prochains jours.

Il s’agit pour les inspecteurs, a-t-il expliqué, de "clarifier certains aspects autour des P2" et de s’assurer qu’on a bien "posé les scellés" sur l’usine de centrifugeuses de Natanz, qu’elle "n’est plus opérationnelle".

Agence France Presse

Agence internationale de l’énergie atomique

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