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lundi 21 août 2017
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AP, 14 mars 2004

Campagne internationale pour la levée de l’état d’urgence en Algérie

Suivi d’une bande dessinée consacrée aux abus policiers


Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh)

ALGER (AP) - La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh), présidée par Ali Yahia Abdenour, a rendu publique ce week-end une déclaration exigeant la "levée immédiate" de l’état d’urgence en vigueur en Algérie depuis le 9 février 1992.

Targui


Cette levée est présentée comme une "condition indispensable pour que le peuple algérien puisse enfin reconquérir l’espace public, rétablir la vérité et la justice sur toutes les violations des droits de l’Homme et disposer de son droit de choisir ses gouvernants en toute liberté".

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, qui considère qu’une élection présidentielle ne peut pas se tenir alors que l’état d’urgence est toujours en vigueur, a lancé une campagne internationale par le biais d’une pétition.

Cette déclaration rendue, publique samedi 13 mars 2004, est déjà signée par le prix Nobel de la paix 2003, l’Iranienne Shirin Ebadi, et une quarantaine d’organisations de défense des droits de l’Homme d’Europe, du monde arabe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, à l’image de la Fédération internationale des droits de l’Homme (Fidh), la Ligue française des droits de l’Homme, l’Association européenne des droits de l’Homme, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme et l’Organisation marocaine des droits de l’Homme.

Shirin Ebadi

La Laddh conçoit mal qu’une élection présidentielle se tienne alors que cette mesure d’exception est toujours en vigueur. Elle estime que "cette situation d’état d’urgence ne pourra en aucun cas garantir un processus électoral libre et transparent".

Déjà en juin 2003, la ligue d’Ali Yahia Abdenour avait mené une campagne nationale pour la levée de l’état d’urgence et lancé en novembre 2003 une pétition nationale.

Cette revendication est partagée par nombre d’hommes politiques algériens, parmi lesquels des candidats au scrutin présidentiel du 8 avril 2004, et même le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Mohamed Lamari qui a récemment déclaré qu’il ne voyait aucun inconvénient à la levée de l’état d’urgence.

Mohamed Lamari

En revanche, le président sortant Abdelaziz Bouteflika, son chef du gouvernement Ahmed Ouyahia, et le ministre de l’intérieur Nourredine Yazid Zerhouni s’y sont toujours opposés. Ils considèrent que cette mesure ne gêne aucunement l’activité politique.

L’état d’urgence permet, entre autres, au gouvernement de faire appel, à n’importe quel moment, à l’armée pour assumer des tâches de sécurité publique et de rétablissement de l’ordre, et d’imposer, s’il les juge nécessaires, un contrôle et une censure sur la presse, concernant notamment des questions de terrorisme.

Associated Press

Abdelaziz Bouteflika

La bande dessinée "Police en colère", ci-dessous, dénonce les abus policiers au sein de la police genevoise.

Sur ce plan-là, à Genève, la situation s’est améliorée.

Frank BRUNNER

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