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jeudi 23 mars 2017
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6 juin 2006

Corruption : Le blabla de la présidente du Conseil municipal de la ville de Genève

par Frank BRUNNER


Vue de Genève

Le Courrier du 6 juin 2006 a publié un interview complaisant de Catherine Gaillard, présidente du Conseil municipal de la ville de Genève, qui s’est livrée à son petit numéro hypocrite de l’altruiste dévouée au bien public. A l’en croire, « l’éthique, le souci du bien public [sont] au coeur même des valeurs de la gauche ». Selon Catherine Gaillard, « des magistrats sont traînés dans la boue, alors qu’ils n’ont pour seul souci que le bien public ». Ces braves politicards seraient assaillis par « les populismes de bas étage ».

Suisse


Il se trouve que j’a été membre du même parti que Catherine Gaillard. Il s’agit du parti d’extrême gauche Solidarités. On m’en a exclu parce que je refusais de couvrir les crapuleries auxquelles se livraient d’autres membres. Cela permet de se faire une idée du degré d’éthique qui y règne. A l’époque où j’en étais membre, je n’ai jamais réussi à obtenir que le parti Solidarités fasse quoi que ce soit pour les sans abri. A chacune de mes tentatives, on m’opposait l’indifférence, ou carrément le mépris, avec des réponses du genre : « Les SDF, c’est le lumpenproletariat ! Les SDF ne viennent pas à nos manifs ! Les SDF n’ont qu’à s’organiser ! » On mesure la réalité des prétendues « préoccupations sociales » de ce beau monde. D’ailleurs, la gauche genevoise n’a jamais revendiqué la moindre augmentation du montant du « minimum vital » des plus démunis.

Catherine Gaillard

A l’exécutif de la ville de Genève, l’extrême gauche est représentée par un avocat, Christian Ferrazino. Peu avant son élection au Conseil administratif de la ville de Genève, alors qu’il était député au parlement cantonal, dans le cadre d’une procédure judiciaire, Christian Ferrazino s’efforçait de me faire passer pour un calomniateur, parce que j’avais dénoncé les magouilles de ses petits copains. En guise de « preuve » de mes prétendues calomnies, Christian Ferrazino n’a pas hésité, dans un mémoire adressé au tribunal, à m’attribuer des fausses citations qu’il avait inventées pour les besoins de la cause. Là encore, on est impressionné par l’éthique et le souci du bien public de ce « magistrat traîné dans la boue ».

Christian Ferrazino

On relèvera également que les politiciens de la prétendue gauche suisse s’abstiennent de lancer une initiative populaire pour interdire aux élus de siéger à titre privé dans les conseils d’administration de sociétés. Dans ces conseils d’administration, les élus touchent des pots-de-vin appelés « jetons de présence ». Il s’agit de corruption légalisée et institutionnalisée. Une initiative populaire visant à interdire cette pratique serait pourtant assurée du soutien massif de la population. Si la gauche s’abstient de lancer une telle initiative, c’est parce que ses élus ne demandent pas mieux que d’être arrosés, eux aussi. Sans doute au nom de l’éthique et du bien public qu’ils prétendent incarner.

Ce n’est pas parce que les politiciens nous prennent pour des imbéciles que nous avons l’obligation de faire comme si nous l’étions réellement.

Frank BRUNNER

Vue de Genève

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